Palms académiques

                                                                                      Predee PHISPHUMVIDHI

Çѹ·Õè 9 ¡Ñ¹ÂÒ¹ ¾.È. 2548 ÊÁà´ç¨¾ÃÐà¨éÒ¾Õè¹Ò§à¸Í à¨éÒ¿éÒ¡ÑÅÂÒ³ÔÇѲ¹Ò ¡ÃÁËÅǧ¹ÃÒ¸ÔÇÒÊÃÒª¹¤ÃÔ¹·Ãì ·Ã§¾ÃÐ¡ÃØ³Òâ»Ã´à¡ÅéÒâ»Ã´¡ÃÐËÁèÍÁàÊ´ç¨à»ç¹Í§¤ì»Ãиҹ㹾ԸÕÁͺÍÔÊÃÔÂÒÀóì½ÃÑè§àÈÊ Palmes Académiques ãËéá¡è¤ÃÙÍÒ¨ÒÃÂì¼ÙéÊ͹ÀÒÉÒ½ÃÑè§àÈÊã¹»ÃÐà·Èä·Â¨Ó¹Ç¹ 18 ÃÒ â´Â Ͼ³Ï âÃÅͧ âÍáºÅ§ (Laurent AUBLIN) àÍ¡ÍѤÃÃÒª·Ùµ½ÃÑè§àÈÊ»ÃШӻÃÐà·Èä·Â ³ ·Óà¹ÕºàÍ¡ÍѤÃÃÒª·Ùµ½ÃÑè§àÈÊ »ÃШӻÃÐà·Èä·Â

            㹾Ըմѧ¡ÅèÒÇ ÍØ»¹Ò¡ÊÁÒ¤Á¤ÃÙÀÒÉÒ½ÃÑè§àÈÊáËè§»ÃÐà·Èä·Â·Ñé§Êͧ·èÒ¹ ¤×Í ÃͧÈÒʵÃÒ¨ÒÃÂì ¤Ø³Ë­Ô§Ç§¨Ñ¹·Ãì  ¾Ô¹Ñ¹ԵÔÈÒʵÃì  áÅÐÃͧÈÒʵÃÒ¨ÒÃÂì ´Ã. ¸Ô´Ò  ºØ­¸ÃÃÁ  ä´éÃѺÍÔÊÃÔÂÒÀóì Palmes Académiques ªÑé¹ Commandeur áÅÐ ¼ÙéªèÇÂÈÒʵÃÒ¨ÒÃÂì ´Ã. ÊØ¸ÒÊÔ¹Õ ¼ÅÇѲ¹Ð àËÃÑ­­Ô¡ÊÁÒ¤ÁÏä´éÃѺÍÔÊÃÔÂÒÀóìªÑé¹ Chevalier  ¡Í§ºÃóҸԡÒÃÇÒÃÊÒÃÊÁÒ¤ÁÏ  ¨Ö§¢ÍáÊ´§¤ÇÒÁÂÔ¹´Õá¡è ·Ñé§ 3 ·èÒ¹áÅÐÃèÇÁÂÔ¹´Õá¡è¤ÃÙÍÒ¨ÒÃÂì¼ÙéÊ͹ÀÒÉÒ½ÃÑè§àÈÊã¹»ÃÐà·Èä·ÂÍÕ¡·Ñé§ 15 ·èÒ¹ ã¹âÍ¡ÒʹÕé´éÇ ´Ñ§ÃÒ¹ÒÁµèÍ仹Õé

ÃÒ¹ÒÁ¼Ùéä´éÃѺÍÔÊÃÔÂÒÀóì Palmes Académiques »ÃÐ¨Ó»Õ 2546

·          ¹Ò§¸Ô´Ò  ºØ­¸ÃÃÁ  ÍØ»¹Ò¡ÊÁÒ¤Á¤ÃÙÀÒÉÒ½ÃÑè§àÈÊáËè§»ÃÐà·Èä·Â

      ªÑé¹ Commandeur

·          ¹Ò§ÊÒÇà¾ç­ÈÔÃÔ  à¨ÃÔ­¾¨¹ì     ¤³ÐÍÑ¡ÉÃÈÒʵÃì ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂÈÔŻҡÃ

      ªÑé¹ Commandeur

·          ¹Ò§ÊÒǨÔÃлÃÐÀÒ  ºØ­¾ÃËÁ   ¤³ÐÁ¹ØÉÂÈÒʵÃì ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂàªÕ§ãËÁè

      ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò§ÊÒÇÊ´ª×è¹  ªÑ»ÃÐÊÒ¸¹ì    ¤³ÐâºÃÒ³¤´Õ ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂÈÔŻҡÃ

      ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò§ÊؾÃóՠ ¨Ñ¹·Ãì¤ÃÒ­   ¤³ÐÁ¹ØÉÂÈÒʵÃì ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂà¡ÉµÃÈÒʵÃì

       ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò§ÊÒÇÊØ¸ÒÊÔ¹Õ ¼ÅÇѲ¹Ð    ¤³ÐâºÃÒ³¤´Õ ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂÈÔŻҡÃ

      ªÑé¹ Chevalier

ÃÒ¹ÒÁ¼Ùéä´éÃѺÍÔÊÃÔÂÒÀóì Palmes Académiques »ÃÐ¨Ó»Õ 2547

 

·          ¤Ø³Ë­Ô§Ç§¨Ñ¹·Ãì ¾Ô¹Ñ¹ԵÔÈÒʵÃì ÍØ»¹Ò¡ÊÁÒ¤Á¤ÃÙÀÒÉÒ½ÃÑè§àÈÊáËè§»ÃÐà·Èä·Â   ªÑé¹ Commandeur

·          ¹Ò§ÊÒÇÊÒÂÊÇÒ·  ¨Ñ¹·ÃìÁÕÈÃÕ  ¤³ÐÁ¹ØÉÂÈÒʵÃì ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂàªÕ§ãËÁè

      ªÑé¹ Officier

·          ¹Ò§ÊÒÇ¢¨ÔµÃÒ  Àѧ¤Ò¹¹·ì     ¤³ÐÍÑ¡ÉÃÈÒʵÃì ¨ØÌÒŧ¡Ã³ìÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂ

      ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò§ÊÒÇá¾ÃÇâ¾ÂÁ  ºØ³ÂмÅÖ¡  ¤³ÐÍÑ¡ÉÃÈÒʵÃì ¨ØÌÒŧ¡Ã³ìÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂ

      ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò§ÊÒÇÊÔÃÔÇÃó  ¨ØÌÒ¡Ã³ì    ¤³ÐÍÑ¡ÉÃÈÒʵÃì ¨ØÌÒŧ¡Ã³ìÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂ

       ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò»³Ô¸Ô  ËØè¹áÊǧ  ¤³ÐÍÑ¡ÉÃÈÒʵÃì ¨ØÌÒŧ¡Ã³ìÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂ

      ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò§ÊÒÇÇÔäÅ  ÈÔÅ»ÍÒªÒ  ¤³ÐÁ¹ØÉÂÈÒʵÃì  ÁËÒÇÔ·ÂÒÅѹàÃÈÇÃ

       ªÑé¹  Chevalier

·          ¹Ò§¸ÕÃÒ  ÊØ¢ÊÇÑÊ´Ôì ³ ÍÂØ¸ÂÒ  ¤³ÐÁ¹ØÉÂÈÒʵÃì  ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂàªÕ§ãËÁè

       ªÑé¹  Chevalier

ÃÒ¹ÒÁ¼Ùéä´éÃѺÍÔÊÃÔÂÒÀóì Palmes Académiques »ÃÐ¨Ó»Õ 2548

·          ¹Ò§ÊÒǨرÒÃѵ¹ì ອ¨Ä·¸Ôì  ¤³ÐÍÑ¡ÉÃÈÒʵÃì ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂÈÔŻҡÃ

       ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò§ÊÒÃÀÕ á¡ÊµÑ¹ ¤³ÐÍÑ¡ÉÃÈÒʵÃì ¨ØÌÒŧ¡Ã³ìÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂ

      ªÑé¹ Chevalier

·          ¹Ò§¼ÒÊØ¢  µÑ¹¾ÃËÁ ¤³ÐÁ¹ØÉÂÈÒʵÃì  ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂàªÕ§ãËÁè

      ªÑé¹  Chevalier

·          ¹Ò§ÊÒÇÍѨ©ÃÒ  ÇÃóàªÉ°ì     ¤³ÐÍÑ¡ÉÃÈÒʵÃì ÁËÒÇÔ·ÂÒÅÑÂÈÔŻҡÃ

      ªÑé¹  Chevalier

ã¹âÍ¡ÒʹÕé¡Í§ºÃóҸԡÒâ͹ÓÊØ¹·Ã¾¨¹ì¢Í§ Ͼ³Ï àÍ¡ÍѤÃÃÒª·Ùµ½ÃÑè§àÈÊ»ÃШӻÃÐà·Èä·Â ·Õèä´é¡ÅèÒÇ»ÃСÒÈà¡ÕÂõԤس¢Í§ÍÒ¨ÒÃÂì·Ñé§ 18 ·èÒ¹ 㹤èӤ׹´Ñ§¡ÅèÒÇÁÒŧ¾ÔÁ¾ìäÇé à¾×èÍà»ç¹à¡ÕÂõÔá¡è·Ø¡·èÒ¹

Palmes académiques

Remise d’insignes à dix-huit récipiendaires

(Promotions 2003-2004-2005)

9 septembre 2005

Altesse Royale,

Messieurs les Présidents,

Mesdames, Messieurs,

Il y a bientôt 200 ans que l’empereur Napoléon Ier a institué l’Ordre des Palmes Académiques, destiné à honorer les personnes qui se sont distinguées dans la mission sacrée d’éducation.

J’ai aujourd’hui le très grand honneur et le très grand plaisir, en la présence de Votre Altesse Royale, de décerner cette haute distinction à 18 membres de l’élite enseignante de ce pays : professeurs d’université ou de lycée, chercheurs, auteurs de publications pédagogiques, animateurs d’associations, inspecteurs, tous engagés dans la diffusion de la langue française et le maintien de l’excellence de son enseignement en Thaïlande.

Altesse Royale,

Vous nous faites le très grand honneur de votre présence ce soir pour cette importante cérémonie.  Je tiens à vous exprimer à Votre Altesse Royale toute ma gratitude et à La remercier de son fidèle soutien. Je tiens aussi à Lui exprimer mon admiration pour l’œuvre accomplie, sous sa Présidence d’Honneur, par l’Association thaïlandaise des professeurs de français. Cette association, connue familièrement par son sigle ATPF, est l’âme et l’instrument actif de l’enseignement du français en Thaïlande, et cette soirée est aussi l’occasion de lui rendre hommage.

Altesse Royale,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Chers amis de la France et de la langue française,

            Vous le savez, le soutien à l’enseignement du français dans le monde est une importante priorité de la diplomatie de mon pays. Cette action s’inscrit dans la vision d’un monde pluriel, multipolaire, multilingue et multiculturel. La langue française doit occuper toute la place qui lui revient dans cette diversité. Cette place est importante puisqu’elle est la deuxième langue la plus enseignée dans le monde comme langue étrangère, et elle l’est dans tous les continents. Elle est, comme vous le savez bien, le vecteur d’une riche culture elle même très pluraliste et internationale, puisque par exemple il existe des grands écrivains de langue française d’origine et de nationalité diverse : irlandaise comme Beckett, roumaine comme Ionesco, chinoise comme Shan Sa, vietnamienne comme Anna Moï, russe comme Andrei Makine. Cette langue n’est donc pas, loin de là, la propriété de la France, ni même des pays francophones, mais d’une vaste confrérie qui s’étend à la terre entière, dont vous êtes, ici en Thaïlande, les distingués animateurs. 

Il est vrai que votre pays entretient depuis longtemps une tradition de relation étroite avec la langue française, tradition maintenue au plus haut niveau de votre peuple par sa Famille Royale, qui en cette matière, comme en tant d’autres, donne un magnifique exemple.

Chers amis récipiendaires, vous vous inscrivez brillamment dans cette tradition et vous êtes aux avants-postes de cet immense travail qui consiste à assurer le maintien de l’excellence dans l’enseignement du français en Thaïlande. Vous le faites en veillant à la formation professionnelle des professeurs, en organisant des manifestations de grande qualité, comme la fête annuelle de l’ATPF, à laquelle j’ai déjà eu le plaisir de participer plusieurs fois, ou la fête de la Francophonie.  Vous avez apporté une contribution précieuse à la tenue à Bangkok du récent colloque régional sur le cadre stratégique du français en Asie.  

Vous êtes engagés dans un effort tenace en vue de moderniser l’enseignement : la réforme éducative est entrée dans sa phase d’application et il s’agit de définir et construire l’enseignement du français sur des besoins radicalement nouveaux. Dans le cadre de la réforme éducative, une part importante du pouvoir de décision est transférée aux établissements et une plus grande initiative est laissée aux personnels sur le terrain. Les professeurs décorés ce soir font partie de ceux qui, justement ont milité et militent en faveur d’une approche plus communicative de l’enseignement du français et en faveur d’un contenu plus proche des besoins des apprenants d’aujourd’hui. Vous appartenez à cette catégorie de maîtres qui, inlassablement,  réclament la liberté d’enseigner avec les méthodes les plus actualisées, celles qui correspondent le mieux aux attentes de leurs élèves, celles qui leur donnent le goût de continuer plus avant dans la découverte de la langue et de la civilisation françaises. 

L’ambassade de France est heureuse d’apporter son soutien permanent aux professeurs de français sous la forme d’une coopération pédagogique et méthodologique visant à aider à cette modernisation, par des aides à la mobilité étudiante et enseignante, par des appuis pour la tenue de congrès et de colloques, par une aide à la communication. 

Je suis heureux de constater que ce travail inlassable a des effets visibles : comment expliquer sinon que la France ait été choisie comme première destination par les lauréats de la bourse instituée par le gouvernement thaïlandais dans chaque district ? De même, l’attrait pour les formations universitaires en France, qui ne fait que s’accroître, est certainement encouragé par la bonne image que vous diffusez auprès des étudiants et élèves thaïlandais.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les professeurs de français,  

En vous décernant ces insignes des Palmes Académiques, nous honorons votre remarquable contribution, non seulement à l’enseignement d’une langue particulière, à laquelle nous sommes évidemment attachés, mais aussi à la mission plus générale d’enseignement, dans votre pays, en Thaïlande, car la langue française, classique mais aussi moderne, langue de culture et langue d’affaires, est la source de connaissances dans tous les domaines.

Faisons honneur ce soir aux nouveaux promus et aux nouveaux nommés dans l'Ordre des Palmes académiques, à leur travail, à leur charisme, à leur amour du français et à leurs aspirations à moderniser leur société.

(1) Khunying Wongchan Phinainitisatra  

Khunying Wongchan Phinainitisatra, avant d’être vice-présidente de l’Association thaïlandaise des professeurs de français, vous êtes une amie de la France et des Français et vous êtes pour nous une proche au quotidien. Nous admirons votre dynamisme, votre dévouement et surtout votre façon enjouée de traiter tout ce qui touche à l’enseignement du français avec la plus grande aisance et la plus parfaite sérénité.

Diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok et des universités de Poitiers et de Paris, vous avez été chef du département de français et doyenne de la faculté des lettres à l’université Thammasat.

Nous imaginons le plaisir de vos étudiants à apprendre le français avec vous, dans la bonne humeur, et profitant directement de votre connaissance et de votre expérience de la France et de la culture française.

Vous êtes vice-présidente de l’ATPF, association forte de plus de sept cents membres appartenant tant à l’enseignement secondaire public et privé qu’à l’enseignement supérieur (universités et rajabhats). C’est une association quasi-unique en son genre en Asie et au sein de la Fédération internationale des professeurs de français, et en tous points exemplaire par son rayonnement, qui dépasse largement les frontières de la Thaïlande – on a pu le constater lors de la célébration du 25e anniversaire de l’Association en 2002 et, plus récemment, lors du colloque régional sur le cadre stratégique du français en Asie que j’évoquais tout à l’heure. En tant que vice-présidente de l’ATPF, vous veillez scrupuleusement à la vie et au bon fonctionnement du réseau des professeurs de français et à son articulation suivie et harmonieuse avec le grand public des élèves et des étudiants de français. Et c’est manifestement une réussite !

Durant votre carrière vous n’avez eu de cesse de faire tout votre possible pour promouvoir la langue et la culture françaises.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Commandeur dans l’Ordre des Palmes académiques.

(2) Mme Thida Boontharm

Mme Thida Boontharm, vous êtes vice-présidente de l’ATPF – oui, l’Association a deux vice-présidentes. A ce titre, vous contribuez à la bonne marche de l’Association et veillez à la parfaite coordination des actions. Charge particulièrement délicate, impliquant de lourdes responsabilités et demandant une perspicacité et une attention sans faille. C’est le prix à payer pour entretenir la vie du réseau des professeurs de français de Thaïlande.

Mme Boontharm, vous êtes diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok et détenez un doctorat de l’université de Paris VII. Votre thèse est une contribution à l’histoire de l’enseignement en Thaïlande. Votre passion pour le français vous a conduite à élargir le champ de vos spécialités et à suivre divers stages de FLE en France: au BELC, au CAVILAM, à la CCIP.

Vous avez enseigné le français au lycée pendant trois ans, vous avez été inspectrice de français au bureau des inspections du ministère de l’éducation à Bangkok pendant douze ans, vous avez enseigné le français et été chef du département de français de la faculté des lettres à l’université Thammasat pendant vingt-quatre ans, durant lesquels vous avez également assuré le cours de maîtrise de français à la faculté de pédagogie de l’université Kasetsart.

Vous êtes l’auteure d’un bon nombre de publications sur le français et sur la culture thaïe en français. Vous avez mis vos talents d’animatrice au service de nombreux stages et séminaires organisés par le ministère de l’éducation et l’ATPF ainsi que par les universités thaïlandaises. Vous êtes intervenue en français des affaires en 1995 au colloque de Pékin. Vous avez été nommée membre du comité des affaires académiques pour le français au département des techniques éducatives du ministère de l’éducation et de l’office des affaires universitaires, contribuant ainsi chaque fois à faire tenir hauts le statut et la reconnaissance du français dans ce pays.

Amie fidèle de la France et de sa culture, vous avez œuvré à la défense et au rayonnement de la langue française avec une très grande rigueur et avec toute la plénitude qu’apporte la joie de rendre service.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Commandeur dans l’Ordre des Palmes académiques.

(3) Mlle Pensiri Charoenpote

            Mlle Pensiri Charoenpote, vous êtes connue – et reconnue – comme enseignante-chercheuse proche de l’Institut national français des langues et civilisations orientales (l’INALCO), avec lequel vous entretenez des relations suivies.

            Vous êtes diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok, de l’université de Nancy et de l’université de Tours, où vous avez obtenu votre doctorat de lettres. Quelques années plus tard, vous avez entrepris la poursuite de recherches post-doctorales en littérature comparée à l’université de Paris III, puis plus tard encore des recherches sur les prix Nobel français de littérature.

            Votre carrière d’enseignante-chercheuse s’est entièrement déroulée à l’université Silpakorn, où vous avez également assuré les fonctions de chef de département de français, de doyenne de la faculté des lettres, de directrice du Centre de recherches et d’études franco-thaï (CEDREFT), de coordinatrice du colloque « Coedès aujourd’hui » (en collaboration avec l’INALCO, l’EFEO et l’IRSEA) et de coordinatrice du projet Robert Lingat.

            Vos activités de recherche vous ont amenée à publier en langue française ou en langue thaïe divers ouvrages consacrés à la littérature française, notamment sur Roger Martin du Gard et Jean Giraudoux.

            Votre expertise ne pouvant pas ne pas être remarquée, elle a été mise à contribution pour faire de vous un membre du comité exécutif de l’ATPF, de 1981 à 1987, et le rédacteur en chef d’un numéro du bulletin de l’Association.

            Votre parfaite maîtrise des nuances de la langue française vous a amenée à collaborer très étroitement avec l’INALCO de Paris et le professeur Gilles Delouche, dont les liens avec l’université Silpakorn sont très anciens.

            Mlle Charoenpote, votre dévouement au service de l’enseignement de notre littérature et au service du rapprochement éducatif de nos deux pays est exemplaire.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Commandeur dans l’Ordre des Palmes académiques.

 (4) Mlle Saisawat Chanmisri

            Mlle Saisawat Chanmisri, vous êtes à la retraite mais toujours active dans votre domaine – signe de passion et de dévouement – au terme d’une carrière entièrement consacrée à l’enseignement du français. Vous êtes diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok, de l’université de Toulouse et de l’université de Franche-Comté à Besançon, où vous avez soutenu une thèse de doctorat sur l’enseignement du français du tourisme en Thaïlande.

            Vous avez enseigné en lycée, puis vous avez été nommée inspectrice de français, chargée de la Région 8. Votre volonté de rayonner vous a amenée vers la station de radio de Chiangmai et à faire programmer une émission intitulée « Apprendre le français avec le bureau des inspections », émission qui connaît le succès puisqu’elle est diffusée depuis plus de vingt ans. Votre dévouement au français est unanimement reconnu.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Officier dans l’Ordre des Palmes académiques.

Je vais à présent décorer les professeurs nommés Chevaliers dans l’Ordre des Palmes académiques. Je le ferai en suivant l’ordre alphabétique de leurs noms.

 (5) Mlle Judharat Bencharit

            Mlle Judharat Bencharit, vous êtes maître de conférences à l’université Silpakorn de Nakhon Pathom. Diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok et de l’université de Limoges, c’est à l’université de Paris III-Sorbonne nouvelle que vous soutenez votre thèse de doctorat, sur le réel et le surréel dans l’œuvre de Claude Seignolle, ce qui vous a amène aux confins du fantastique et du scientifique.

Durant votre carrière, vous êtes également professeure invitée à la section de siamois de l’INALCO à Paris. Vos travaux portent essentiellement sur la littérature française, et vous vous intéressez à la fois aux auteurs fantastiques et aux écrivains-aviateurs. Vous publiez divers articles sur Claude Seignolle et d’autres écrivains (St-Exupéry). Votre contribution à l’exploration de la langue et de la littérature françaises est indéniable.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(6) Mlle Kachitra Bhangananda

            Mlle Kachitra Bhangananda, vous êtes maître de conférences en langue et littérature françaises à l’université Chulalongkorn de Bangkok. Diplômée de l’université Chulalongkorn, vous êtes également diplômée de l’université de Grenoble III, où vous avez obtenu votre doctorat. Vous êtes habilitée à diriger des thèses de doctorat.

Vous avez publié et co-publié des articles sur la littérature française, des manuels de français et un dictionnaire thaï-français pour le tourisme. Vous avez également animé une émission de radio sur Samuel Beckett à l’occasion du 84e anniversaire de la fondation de la faculté des lettres. Votre contribution à la propagation de la langue et de la littérature françaises est éminente.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(7) Mme Jiraprabha Boonprome

            Mme Jiraprabha Boonprome, vous êtes maître de conférences de français à l’université de Chiangmai, et la variété de votre parcours – probablement dictée par la force des événements – semble indiquer que vous vous intéressez autant à des questions d’épistémologie didactique qu’aux grands thèmes de la littérature française.

Vous êtes diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok et de l’université de Grenoble, où vous obtenez votre doctorat de linguistique, ainsi qu’un diplôme d’études supérieures de phonétique française et un diplôme d’aptitude à l’enseignement du français à l’étranger.  Les sujets que vous avez abordés au long de votre itinéraire universitaire sont pour le moins éclectiques mais auront eu l’avantage de laisser l’empreinte d’une formation à la française dans la manière de voir et de résoudre les problèmes. Vous avez eu ce grand mérite.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(8) Mme Praewpayom Boonyapaluk

            Mme Praewpayom Boonyapaluk, votre spécialité est la linguistique, domaine auquel vous avez consacré votre carrière. Diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok, vous êtes titulaire d’un doctorat de linguistique de l’université de Paris III.

L’aboutissement – et le couronnement, si je puis dire – de votre long parcours est la récente publication d’un ambitieux dictionnaire thai-français en trois tomes qui va, je l’espère, trouver sa place dans toutes les sections de français des universités thaïlandaises. Ces travaux de recherche, de compilation et de réalisation d’un dictionnaire thai-français ont pris toute votre énergie pendant des années, mais vous avez donné aussi de votre temps à l’ATPF et vous vous êtes dévouée pour le réseau du français en Thaïlande. Les services que vous avez rendus à la langue française sont dignes d’éloges.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(9) Mlle Sodchuen Chaiprasathna

            Mlle Sodchuen Chaiprasathna, vous êtes professeur de littérature française à l’université Silpakorn de Bangkok, et vous avez deux grands centres d’intérêt : le surréalisme et André Malraux.

            Vous êtes diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok, de l’école supérieure d’interprètes et traducteurs (ESIT) de l’université de Paris III et de l’université de Haute-Bretagne, où vous avez obtenu votre doctorat de littérature française. Vous avez publié des articles sur Baudelaire, Apollinaire et Aragon, sur le le surréalisme, ainsi que des traductions. Plus récemment, vous avez souhaité faire mieux connaître Malraux à la Thaïlande, et vous vous apprêtez à faire paraître prochainement une monographie intitulée André Malraux, écrivain, critique et ministre. Ce long et patient travail de vulgarisation vous honore.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(10) Mme Supanni Chantkran

            Mme Supanni Chantkran, vous êtes diplômée de l’université Kasetsart, de l’université de Vincennes et de l’université Stendhal de Grenoble, où vous avez obtenu votre doctorat en sciences du langage. Vous enseignez le français à la faculté des sciences humaines de l’université Kasetsart de Bangkok, vous êtes intervenue à l’Institut de Touraine à Tours pour traiter des problèmes particuliers d’apprentissage du français par les Asiatiques, et vous êtes professeure invitée à l’université Silpakorn de Nakon Pathom.

            Vous avez publié des articles dans la revue de linguistique et de didactique des langues de l’université Stendhal de Grenoble et dans la revue pédagogique de la faculté des sciences humaines de l’université Kasetsart. Votre propension naturelle à la communication et à l’ouverture favorise à la fois le rapprochement avec d’autres universités et la motivation de nouveaux étudiants vers le français.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(11) Mlle Sirivan Chulakorn

            Mlle Sirivan Chulakorn, vous êtes bien connue de l’ambassade de France qui sait apprécier votre disponibilité et la qualité de vos services à chaque occasion où elle a le besoin urgent d’un interprète. Vous êtes diplômée de l’université Chulalongkorn de Bangkok, de l’université de Paris III et de l’université de Paris V, où vous avez soutenu votre thèse de doctorat en linguistique. Vous avez enseigné à l’université Thammasat puis à l’université Chulalongkorn. Vous avez également été professeure invitée dans d’autres universités : Silpakorn,  Kasetsart, Thammasat, Ramkhamhaeng et Assomption.

            Vous avez publié des articles sur la langue française, sur la littérature française, sur l’enseignement du français, ainsi que des traductions (notamment pour l’ambassade de France, le Courrier de l’UNESCO et les éditions Gallimard Jeunesse). Vous avez été interprète thaï-français-anglais en simultané pour accompagner de multiples missions de travail, en Thaïlande, en France, au Bénin, au Cambodge, au Sri Lanka, en Inde (pour le Dalaï-Lama), au Sénégal, dans des domaines très variés. L’étendue de vos connaissances en français alliée à votre ouverture au monde font de vous un modèle de la diversité, justement prônée par la France.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(12) Mme Sarapi Gaston

            Mme Sarapi Gaston, vous êtes l’actuel chef de la section de français de la faculté des lettres de l’université Chulalongkorn, et votre domaine d’intervention particulier est celui de la traduction.

            Vous êtes diplômée de l’université de Chiangmai et de l’université de Besançon. Après quelques années d’enseignement à l’université de Chiangmai, vous rejoignez l’université Chulalongkorn, où vous faites partie du comité fondateur du Centre Chalermprakiat de traduction et interprétation de la faculté des lettres, qui devient une véritable institution. Vous avez donné diverses communications et publié plusieurs travaux académiques. Par vos travaux, vous avez grandement contribué à favoriser la connaissance mutuelle de nos deux cultures.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(13) M. Paniti Hoonswaeng

            M. Paniti Hoonswaeng, outre le fait que parmi les personnes décorées ce soir vous soyez le seul représentant du sexe masculin, vous êtes également le seul à faire déborder son intérêt professionnel pour la France hors du cadre strict de ses frontières et à le porter vers des pays européens voisins. Ce en quoi vous rejoignez les préoccupations actuelles de la France qui, comme chacun sait, est l’initiatrice et l’un des moteurs de l’idée européenne.

            Diplômé de l’université Chulalongkorn de Bangkok et de l’université de Paris III, où vous avez soutenu votre thèse de doctorat en lettres françaises et comparées, vous êtes chargé de cours de langue et littérature françaises à l’ université Chulalongkorn. Vos publications en thaï ont permis entre autres de faire connaître et apprécier le théâtre classique français (Molière, Racine), le théâtre médiéval français (La farce de maître Pathelin) et la littérature française du XVIIIe siècle (Voltaire). Ce faisant, vous avez incontestablement contribué à vulgariser les grands auteurs français auprès des étudiants thaïlandais.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(14) Mlle Suthasinee Phalavaddhana

            Mlle Suthasinee Phalavaddhana, vous êtes bien connue de cette ambassade, en votre qualité de membre très dynamique du comité exécutif de l’ATPF, dont vous êtes la trésorière actuelle.

Vous êtes diplômée de l’université Thammasat de Bangkok, de l’université d’Orléans et de l’université de Paris III-Sorbonne nouvelle, où vous obtenez votre doctorat en études indiennes. Vos publications portent sur Victor Ségalen et sur le bouddhisme (notamment le Dhammapada). Vous assurez de multiples responsabilités, auprès du ministère des universités, auprès du ministère de l’éducation, auprès d’universités et d’universités rajabhat, et bien sûr auprès de l’ATPF (où vous jouez un rôle déterminant). Vous avez mis une grande part de votre disponibilité et de vos talents de gestionnaire au service des rouages administratifs en relation avec l’enseignement du français.  Ce service, souvent ingrat, doit être salué.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(15) Mlle Wilai Silapa-acha

            Mlle Wilai Silapa-acha, vous représentez une jeune université, l’université Naresuan de Phitsanulok, au demeurant très active puisque c’est la première université thaïlandaise à avoir acquis le statut de membre associé à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et à mettre en place en son sein et sous votre direction un centre de formation et d’enseignement bilingue français-thaï, avec le soutien de l’AUF.

            Vous êtes diplômée de l’université de Chiangmai, de l’université Paul Valéry de Montpellier et de l’université de Paris IV-Sorbonne, où vous avez obtenu votre doctorat de linguistique. Vous avez enseigné le français à l’université du Prince de Songkla avant de rejoindre l’université Naresuan de Phitsanulok. Vous avez publié deux manuels de français de spécialité et deux leçons de français général sur un site internet. Votre état d’esprit montre une disposition à relever les défis et à accepter le renouvellement, tout à fait favorable à la promotion du français.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(16) Mlle Thira Suksawasdi Na Ayuthya

            Mlle Thira Suksawasdi Na Ayuthya, la passion qui a nourri votre carrière universitaire réside dans votre perception de cette ligne de démarcation culturelle qui sépare l’Orient de l’Occident. Toutes vos recherches, tous vos travaux semblent avoir pour point d’ancrage la perception troublante de cette frontière et le va-et-vient permanent de la quête de compréhension entre les deux cultures.

            Diplômée de l’université de Chiangmai et de l’université de Tours, où vous soutenez votre thèse de doctorat sur l’inspiration asiatique d’André Malraux, écrivain et historien de l’art, vous êtes maître de conférences à l’université de Chiangmai. Vous avez traduit des articles de Roland Barthes et des livres d’André Malraux, Victor Hugo et Liliane Korb, qui ont été publiés. Vous avez publié divers autres travaux sur l’histoire de l’art français, sur la littérature française (Ronsard, Malraux), sur l’usage de la langue française. Votre production sur la portée et l’influence de la littérature française est abondante, et vous ne cessez de concourir à la propager avec détermination et enthousiasme.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(17) Mme Poonsook Tanprome

            Mme Poonsook Tanprome, vous appartenez à l’université de Chiangmai, et votre domaine de spécialité est la civilisation française. Vous êtes diplômée de l’université de Chiangmai et de l’université de Franche-Comté à Besançon.

            Vous contribuez fidèlement à la rubrique « Regards sur la France » du journal Thai News de Chiangmai, ainsi qu’aux « Emissions culturelles » produites par la radio de votre université. Vous avez publié en thaï des ouvrages de vulgarisation sur l’histoire de France (sur les rois Henri IV et François 1er, sur Jeanne d’Arc, sur l’empereur Charlemagne) et sur la technique littéraire. Vous avez aussi traduit en thaï des articles sur l’exploration du Haut-Mékong et des livres de plusieurs auteurs français ou francophones (parmi lesquels George Sand, Victor Hugo, André Maurois). Ce faisant, vous avez contribué à une meilleure connaissance de l’histoire et de la littérature françaises en Thaïlande.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

(18) Mlle Achara Wanachaet

             Mlle Achara Wanachaet, maître de conférences à la faculté des lettres de l’université Silpakorn de Nakhon Pathom, vous êtes une spécialiste de la poésie féminine. Vous êtes diplômée de l’université Silpakorn de Nakhon Pathom, de l’université de Paris III et de l’université de Paris VII, où vous soutenez votre thèse de doctorat, en histoire et sémiologie du texte et de l’image, sur Henri Michaux.

            Pendant vos études à Paris, vous êtes chargée de cours de thaï à la section d’études thaïes de l’INALCO et, sous la direction du professeur Gilles Delouche, vous collaborez à la réalisation d’un manuel de thaï, qui sera édité chez Asiathèque. Vos recherches portent principalement sur l’œuvre poétique de Gérard de Nerval, sur la lecture poétique d’Henri Michaux et sur l’immense projet, subventionné par le TRF (Thailand Research Fund), intitulé La poésie comme force spirituelle et  intellectuelle de la société : les expériences des littératures thaïlandaise, anglo-irlandaise, américaine, française et allemande, auquel vous apportez le volet de la poésie féminine française. Ces travaux, ainsi que d’autres sur la littérature et la poésie françaises, ont fait l’objet de publications. Votre contribution à la diffusion  de la poésie française est en tous points remarquable.

Au nom du ministre français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

 

  


à¾×èÍà»ç¹¡ÒÃàÊÃÔÁ¤ÇÒÁÃÙéà¡ÕèÂǡѺÍÔÊÃÔÂÒÀóì Palmes Académiques ¹Õé ·Ò§¡Í§ºÃóҸԡÒÃä´éÃǺÃÇÁ¢éÍÁÙÅà¡ÕèÂǡѺ
ÍÔÊÃÔÂÒÀóìµÃСÙŹÕéäÇé ´Ñ§¹Õé

L’ORDRE DES PALMES ACADÉMIQUES [1]

HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

L’Ordre des Palmes Académiques a été institué, dans sa forme actuelle, par le décret n° 55-1323 du 4 octobre 1955, mais sa création remonte, en fait, au décret impérial du 17 mars 1808 définissant l’organisation de l’Université impériale.

La «Légion violette», comme l’Ordre est appelé plus familièrement, est, en quelque sorte, le plus ancien des Ordres de mérite spécialisés et donc hiérarchiquement le premier.

En 1808, le décret impérial créait, pour les fonctionnaires de l’Université, trois titres honorifiques (titulaire, officier de l’université et officier des académies) destinés «à distinguer les fonctions éminentes et à récompenser les services rendus à l’enseignement.» Ces titres honorifiques, donnant droit à pension et décoration, étaient rattachés de droit à des fonctions, mais susceptibles d’être conférés à des membres de l’Université «les plus recommandables par leurs talents et par leurs services.»

La décoration consistait en une double palme (formée par une palme et un rameau d’olivier), brodée sur la partie gauche de la robe professorale, à hauteur de la poitrine, en soie bleue et blanche pour les Officiers d’académie, en argent pour les Officiers d’université et enfin en or pour les Titulaires (Grand dignitaires).

En 1850 (décret du 9 décembre), la décoration devient indépendante du grade universitaire, le titre d’Officier de l’Instruction Publique remplace celui d’Officier de l’université et l’attribution des Palmes est étendue aux personnels de l’enseignement élémentaire ainsi qu’aux membres de l’enseignement privé (loi Falloux).

Des trois grades d’origine, il n’en restera alors plus que deux seulement :

“Officier d’Académie, obtenu après un certain temps de services effectifs ;

“Officier de l’Instruction publique, après un minimum de cinq ans d’ancienneté dans le grade précédent.

C’est à cette époque que l’on commence à porter les Palmes, non plus brodées sur l’habit, mais brodées sur un ruban de soie noire moirée fixé à la boutonnière. Sous le second empire, le décret du 7 avril 1866, pris à l'initiative du ministre Victor DURUY, créa une véritable décoration portative, sous la forme d’un insigne métallique suspendu à un ruban moiré violet :

“les Palmes en argent pour les Officiers d’académies ;

“les Palmes en or, avec rosette, pour les Officier de l’Instruction publique.

Cette même année, le décret du 27 décembre étendit l’attribution des Palmes aux savants, aux littérateurs ainsi qu’aux personnes ayant bien mérité de l’Instruction publique.

En 1927, des parlementaires demandèrent la création du grade de Commandeur de l’Ordre de l’Instruction Publique, mais cette proposition restera sans suite.

Le 25 novembre 1954, un député, monsieur Marcel NAEGELEN, déposa à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à créer un Ordre des Palmes Académiques. Proposition de nouveau restée sans suite, mais dont les arguments séduisirent le ministre de l’Éducation nationale, monsieur Jean BERTHOUIN, qui déposa un projet allant dans le même sens.

Le décret du 4 octobre 1955, institua un Ordre comprenant trois grades, se substituant aux distinctions honorifiques des Palmes Académiques :

“Chevalier : pour un âge de 35 ans minimum, la jouissance des droits civiques et 15 ans de services ;

“Officier : pour minimum de 5 années d’ancienneté dans le grade de Chevalier ;

“Commandeur : pour minimum de 5 années d’ancienneté dans le grade d’Officier.

Pour les candidats présentant des mérites exceptionnels, des dérogations d’ancienneté sont possibles :

“promotion directe au grade d’Officier des candidats dont l’âge est d’au moins 40 ans ;

“promotion directe au grade de Commandeur des candidats dont l’âge est d’au moins 45 ans.

La candidature pour le grade de Chevalier présente des conditions particulières de concours :

“pour être proposé au titre de l’Éducation Physique et des Sports, il faut être, au moins, titulaire de la Médaille d’Argent de la Jeunesse et des Sports ;

“pour être proposé au titre de l’enseignement privé, il faut avoir rendus 25 ans de services à l’Éducation nationale ;

“pour être proposé au titre de l’enseignement technique, il faut être titulaire de l’échelon Argent de la Médaille d’honneur de l’Enseignement Technique.

Un Conseil de l’Ordre, siégeant auprès du ministère de l’Éducation nationale, donne son avis sur les nominations et les promotions, veille à l’observation des statuts et des règlements de l’Ordre.

Il est constitué de membres Commandeurs de droit :

“le ministre de l’Éducation nationale, président ;

“un membre du Conseil de l’Ordre de la Légion d’honneur nommé par le ministre de l’Éducation nationale sur la proposition du Grand chancelier de la Légion d’honneur ;

“les directeurs de l'administration centrale du ministère de l’Éducation nationale ;

“le doyen de l'inspection générale de l’Éducation nationale ;

En l’absence du ministre de l’Éducation nationale, la présidence du Conseil de l’Ordre est assurée par l'un de ses membres désigné par le ministre sur la proposition du conseil. Les autres membres du Conseil de l’Ordre peuvent s'y faire représenter par un membre de l’Ordre des Palmes académiques. Les avis du conseil sont émis à la majorité. En cas de partage égal, la voix du président est prépondérante. Le chef du bureau du cabinet du ministre de l’Éducation nationale assure le secrétariat du Conseil.

En 1955, les Officiers d’académie furent admis de plein droit, dans le nouvel Ordre, au grade de Chevalier et les Officiers de l’Instruction publique le furent au grade d’Officier.

En 1963, l’Ordre des Palmes Académiques a survécu à la réorganisation des Ordres des ministères lors de la création de l’Ordre national du Mérite.

Le décret n° 2002-563, daté du 19 avril 2002, a assoupli les conditions d'attribution :

“Chevalier  :  la jouissance des droits civiques et 10 ans de services ;

“Officier : pour minimum de 5 années d’ancienneté dans le grade de Chevalier ;

“Commandeur : pour minimum de 3 années d’ancienneté dans le grade d’Officier.

Un avancement dans l’Ordre doit récompenser des mérites nouveaux et non des mérites déjà récompensés.

Il peut être dérogé, sur avis favorable du Conseil de l’Ordre, aux conditions de durée de services ou d’ancienneté pour les candidats justifiant de titres exceptionnels, s'étant illustrés de façon remarquable par les services rendus à l’enseignement, ou ayant rendu ces services dans des conditions particulièrement difficiles.

Peuvent être nommées ou promues dans l’Ordre, dans un délai d’un mois, les personnes relevant du ministère de l’Éducation nationale tuées ou blessées dans l’accomplissement de leur devoir et qui sont reconnues dignes de recevoir cette distinction.
Par ailleurs, le décret précité à renforcé les règles de discipline imposées aux titulaires d’un grade dans l’Ordre. Ainsi, tout membre de l’Ordre ayant commis un acte contre l’honneur, que cet acte ait été ou non l’objet de poursuites devant les tribunaux, ou qui a subi une condamnation définitive à une peine correctionnelle est passible des peines disciplinaires telles que la suspension ou l’exclusion.

En outre, sont exclues de plein droit de l’Ordre :

“les personnes qui ont fait l’objet d'une condamnation définitive pour crime ;

“les personnes condamnées par jugement définitif à une peine d'emprisonnement sans sursis égale ou supérieure à un an.

Mention de cette exclusion de plein droit est faite au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses et au Bulletin officiel de l’Éducation nationale. Le ministre de l’Éducation nationale, saisi d'une plainte ou d’un rapport contre un membre de l’Ordre, fait procéder à une enquête. Il décide, s’il y a lieu, d’y donner suite. L’intéressé est averti de l’ouverture d'une action disciplinaire à son encontre. Il lui est donné connaissance des pièces de son dossier. Il est à cette occasion invité à produire, dans un délai qui ne peut être inférieur à un mois, ses explications et sa défense au moyen d’un mémoire. L’intéressé peut être entendu, à sa demande, par le Conseil de l’Ordre. Il peut être assisté par la personne de son choix.

Lorsque, devant la gravité des faits reprochés au membre de l’Ordre, le ministre de l’Éducation nationale estime que celui-ci ne saurait profiter des délais que nécessite l’instruction de sa cause pour continuer à se prévaloir de son titre de membre de l’Ordre des Palmes académiques, il propose au Conseil de l’Ordre la suspension provisoire immédiate du membre de l’Ordre en cause, sans préjudice de la décision définitive qui sera prise à l’issue de la procédure disciplinaire. La suspension, qui ne peut être prononcée que sur avis conforme du Conseil de l’Ordre, fait l’objet d'un arrêté du ministre de l’Éducation nationale publié au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses et au Bulletin officiel de l’Éducation nationale.

Le Conseil de l’Ordre émet un avis sur la mesure disciplinaire à prendre. La radiation est valablement proposée à la majorité des deux tiers.

Les sanctions sont prononcées sur l’avis conforme du Conseil de l’Ordre par décret pris sur la proposition du ministre de l’Éducation nationale, publié au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses et au Bulletin officiel de l’Éducation nationale.
Les autorités préfectorales et académiques qui sont informées de faits graves de nature à entraîner l’application à un membre de l’Ordre des dispositions évoquées précédemment sont tenues d’en rendre compte au ministre de l’Éducation nationale. Les ambassadeurs, les ministres plénipotentiaires et les consuls doivent également rendre compte au ministre de l’Éducation nationale, par l'intermédiaire du ministre des Affaires étrangères, des faits de cette nature qui auraient été commis en pays étranger par des membres français ou étrangers de l’Ordre des Palmes académiques.

Depuis le décret du 19 avril 2002, le contingent annuel est fixé à 7 570 Chevaliers, 3 785 Officiers et 280 Commandeurs ; pour des promotions ayant lieu les 1er janvier et 14 juillet (cette dernière étant réservée au personnel de l’enseignement publique) par décret pris sur la proposition du ministre de l’Éducation nationale, publié au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses.

Un arrêté du ministre de l’Éducation nationale fixe la répartition par académies de la part du contingent des Palmes académiques qui leur est réservée. En dehors de ces nominations et promotions annuelles, il ne peut être accordé de nominations ou de promotions dans l’Ordre qu’en cas de circonstances exceptionnelles ayant affecté le service public de l’éducation, ou à l’occasion de cérémonies ou de manifestations concernant une activité de l’Éducation nationale et présidées par un membre du Gouvernement ou son représentant. Les décorations attribuées à cette occasion sont prélevées sur le contingent annuel.

Il est à noter que tous les recteurs d’académie sont Commandeurs de droit. Les étrangers peuvent recevoir une distinction dans l’Ordre des Palmes Académiques. Les étrangers appartenant au personnel relevant du ministère de l’Éducation nationale sont soumis aux conditions déterminées par le présent décret. Les décorations attribuées à ce titre sont imputées sur le contingent fixé annuellement.

Les étrangers n’appartenant pas au personnel relevant du ministère de l’Éducation nationale peuvent, sur avis favorable du Conseil de l’Ordre, être admis directement et sans conditions d’ancienneté à tous les grades en considération de leur personnalité et des services rendus. Les décorations attribuées à ce titre ne sont pas imputées sur le contingent fixé annuellement.

Le dépôt des candidatures se fait auprès de la préfecture du lieu de résidence sauf pour le personnel fonctionnaire dont la proposition est effectuée par l’autorité hiérarchique. Les titulaires peuvent adhérer à l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques (A.M.O.P.A.), 30, avenue Félix Faure, 75015 PARIS.

Bénéficiaires

Les Palmes Académiques récompensent :

“les personnels, français ou étrangers, relevant du ministère de l’Éducation nationale ;

“les personnes rendant des services importants au titre de l’une des activités de l’Éducation nationale ;

“les personnalités éminentes qui apportent une contribution exceptionnelle à l’enrichissement du patrimoine culturel.

Les personnes qui relèvent du ministère de l’Éducation nationale et ont été tuées ou blessées dans l’accomplissement de leur devoir et qui sont reconnues dignes de recevoir cette distinction, ont la possibilité d'être nommés ou promus dans l’Ordre, dans un délai de un mois.

Les étrangers, n'appartenant pas au personnel de l’Éducation nationale, peuvent recevoir les Palmes, sur avis du Conseil de l’Ordre et hors contingent, en considération de leur personnalité et des services rendus. Dans ce cas, ils sont admis directement et sans conditions d'anciennetés à tous les grades de l’Ordre. 

Caractéristiques

Rubans

Largeur de 32 mm ou 36 mm.

Moiré violet.

Ruban d’Officier avec une rosette violette de 22 mm. ou 30 mm. de diamètre.

Cravate permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.

Insignes

Depuis 1955, les insignes sont les suivants :

Croix de Chevalier composée d’une double palme en argent, à nervure centrale émaillée de violet, de 35 mm de hauteur et 25 mm de largeur ;

Croix d’Officier composée d’une double palme en vermeil ou en or, à nervure centrale émaillée de violet, de 35 mm de hauteur et 25 mm de largeur ;

Croix de Commandeur, composée d’une double palme en vermeil ou en or, à nervure centrale émaillée de violet, de 60 mm de hauteur et surmontée d’une couronne formée par deux petites palmes émaillées violet.

[1] Pour ceux qui s’intéressent le plus, prière de consulter le site d’internet : http://www.france-phaleristique .com/ palmes.htm