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Infos en français facile : Édition du 05/10/2019 20h00

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

ZK : Bonsoir. 

LB : À la une : la libération au Cameroun de Maurice Kamto et de nombreux autres opposants. Hier, le président Paul Biya avait demandé l’arrêt des poursuites à leur encontre pour tenter de sortir son pays de la crise. On y revient en tout début de journal.

ZK : Aux États-Unis, le camp de Donald Trump parle de « harcèlement » des démocrates. L’opposition exige de la Maison-Blanche des documents dans le cadre de l’enquête qui pourrait déboucher sur la destitution du Président.

LB : Et puis en France, on en sait un peu plus sur l’attaque de la Préfecture de Police de Paris. Le procureur national antiterroriste donnait tout à l’heure une conférence de presse. Il met en lumière les contacts de l’assaillant avec les milieux de l’islam radical ;

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ZK : La situation en Irak où des milliers de personnes étaient dans la rue aujourd’hui encore pour réclamer le départ du gouvernement, accusé de corruption.

LB : À ce mouvement, entamé en début de semaine, les autorités répondent par la violence. Une centaine de morts environ, et plusieurs milliers de blessés depuis mardi dans tout le pays. La police a de nouveau tiré sur la foule aujourd’hui.

ZK : À Washington, « le personnel du Département d’État a été harcelé par le Congrès ». Voilà la contre-attaque du secrétaire d’État américain Mike Pompeo Au Congrès, qui veut avoir accès à certains documents, en vue d’une procédure de destitution de Donald Trump.

LB : Ce qui signifierait lui retirer son titre et sa fonction de Président. Les parlementaires démocrates tentent de démontrer que le Donald Trump a fait pression sur son homologue ukrainien pour obtenir de quoi salir, de quoi compromettre Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle de 2020. Lors d’un déplacement à Athènes ce samedi, le Chef de la Diplomatie a soutenu qu’il respecterait la loi, mais que les enquêteurs du Congrès outrepassaient leur pouvoir. Écoutez Mike Pompeo.

« Le département d’État a envoyé une lettre jeudi soir, au Congrès, ce qui constitue notre première réponse à cette demande de documents. Nous ferons évidemment tout ce qui est requis par la loi. Mais malheureusement, des personnes chargées de l’enquête parlementaire ont harcelé et abusé des employés du Département d’État. On les contactait directement en cherchant à obtenir des documents qui appartiennent au département d’État, qui sont des documents officiels du gouvernement américain, et en leur demandant de le faire sans rien dire... en disant “eh ne prenez pas la peine d’appeler les avocats du département d’État, parlez-nous directement”. C’est du harcèlement, et je ne laisserai jamais cela arriver à mon équipe. Donc nous allons effectuer toutes ces démarches. Je me souviens d’une fois, lorsque j’étais de l’autre côté, membre de la Chambre des Représentants, et que nous voulions obtenir des documents. Je me souviens exactement du temps qu’il a fallu pour que ces documents nous parviennent. Eh bien nous, nous allons aller plus vite, nous allons être plus réactifs que l’administration Obama ne l’a été les années passées ».

ZK : En France, le procureur de la République antiterroriste a pris la parole, deux jours après la tuerie de la Préfecture de Police de Paris.

LB : Jean François Ricard a détaillé le périple meurtrier de l’agresseur, il a duré 7 min au total. Avant de tuer 4 de ses collègues, l’informaticien de 45 ans a acheté 2 couteaux non loin de la préfecture, jeudi, à l’heure du déjeuner. La trentaine de textos échangés avec sa compagne avant l’attaque sont essentiellement d’ordre religieux. À noter qu’une cérémonie en hommage aux victimes de cette attaque se tiendra mardi matin, à la préfecture de police de Paris. Emmanuel Macron sera présent, prévient l’Élysée sans plus de détails pour l’instant.

LB : L’actualité des sports. On se rend à Doha au Qatar pour les Championnats du monde d’athlétisme. On fait le point sur les résultats de la soirée avec notre envoyé spécial Christophe Jousset. 

[Transcription manquante]

LB : Fin de ce journal, l’heure de retrouver Yvan Amar et son mot de la semaine : « masque ».

Les manifestations se poursuivent à Hong Kong, avec des manifestants encore souvent masqués, malgré la défense qui en a été faite par le gouvernement, et le décret anti-masque. Alors, pourquoi se masquer ? Pour éviter bien sûr d’être identifié, ou reconnu par les forces de police. Et on trouve là l’une des deux fonctions principales du masque : soit il cache, soit il montre. Ce qui est étrange : voici donc deux fonctions inverses. Le masque peut montrer quelque chose. Lors d’une cérémonie par exemple, un humain peut cacher son visage et prendre l’apparence symbolique, prendre les traits comme on dit de quelqu’un d’autre. Une divinité, une force quelconque. Ou au théâtre, celui qu’on représente : un renard, un loup, un roi… On met l’accent sur ce qui est apparent, même si ça passe par un symbole, par un code. Mais tout aussi souvent, le masque cache celui qui est derrière : on ne sait pas qui c’est ! Et le mot est alors souvent lié à une idée de tromperie ou d’hypocrisie. Le masque étant un faux visage – c’est le premier sens du mot en italien – il empêche qu’on sache qui est derrière. Le masque a alors le sens d’apparence trompeuse, ce qui explique un certain nombre d’expressions : lever le masque qui signifie découvrir sa vraie nature, ses vraies intentions. Et on n’emploie cette formule que lorsqu’il s’agit de faire apparaître une attitude méchante ou agressive. Et on s’exclame : « Bas les masques ! » quand on révèle les vrais désirs ou la vraie personnalité de quelqu’un : comme si on lui arrachait son masque. Mais attention : ce mot a aussi d’autres emplois, moins psychologiques : il désigne aussi des objets destinés à se protéger : masque à gaz, pour ne pas respirer de vapeurs toxiques, dangereuses. Ou masque médical par exemple que les membres d’une équipe médicale ne contaminent les patients.

Article publié le 05/10/2019

RFI - Radio France Internationale