Cliquez sur le logo pour apprendre le français

[Télécharger le journal]

Infos en français facile : Édition du 04/12/2020 20h00

Transcription

François Bernard : Merci d'écouter Radio France Internationale en direct de Paris où il est 21 heures. Bonsoir à tous, merci de nous rejoindre pour votre Journal en français facile. C'est Zéphyrin Kouadio qui va le présenter avec moi, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir François, bonsoir à toutes et à tous.

FB : Dans l'actualité de ce vendredi 4 décembre : Covid-19, l’Italie impose des mesures très strictes pour les fêtes de fin d'année. 
Le président français Emmanuel Macron s'adresse à la jeunesse et rejette les accusations de dérive autoritaire en France.
Le Bangladesh poursuit le transfert de plus d'un millier de réfugiés Rohingyas vers l'île de Bhasan Char. Les Nations unies et les groupes de défense des droits humains jugent l'opération dangereuse.

-----

FB : Commençons par mise en garde l'Organisation mondiale de la santé : l'arrivée de plusieurs vaccins efficaces contre le Covid-19 et l'optimisme qui l'accompagne ne doivent pas faire baisser la garde, parce qu'ils n'élimineront pas le virus.

ZK : En effet, la pandémie qui a contaminé plus de 65 millions de personnes et en a tué plus de 1,5 million, est toujours très présente dans le monde.

FB : En Italie, le gouvernement a durci les conditions de déplacement à l'intérieur du pays pour les fêtes de fin d'année.

ZK : Il faut dire que le pays enregistre déjà plus de 58 000 décès à cause de la Covid-19, dont 933 en 24 h, selon le bilan des autorités sanitaires publié le 3 décembre.

FB : Un record jamais battu depuis le 27 mars dernier. Anne Lenir est à Rome.

L’objectif du nouveau décret est de conjurer une troisième vague d’épidémie. Le couvre- feu de 22h à 5 h sera maintenu jusqu’au 7 janvier et prolongé deux heures, la nuit du Nouvel An. Du 21 décembre au 6 janvier, les déplacements entre régions seront interdits et ceux entre communes le seront aussi les 25 et 26 décembre ainsi que le 1er janvier. Les stations de ski ne rouvriront pas avant le 7 janvier. Les hôtels seront ouverts mais pas question d’organiser des réveillons à Noel et pour le Nouvel An. Les repas seront servis en chambre. Les bars et restaurants devront fermer à 18h. Les magasins seront ouverts jusqu’à 21h entre le 4 décembre et le 6 janvier. Sauf les jours fériés. Autre mesure très sévère, les Italiens qui passeront leurs vacances dans un autre pays entre le 21 décembre et le 6 janvier devront observer une quarantaine de dix jours. Idem pour les touristes étrangers qui arriveront en Italie au cours de cette période. Anne Le Nir Rome RFI.

FB : La France fait état de 11 000 nouvelles contaminations soit près de 1 500 de moins que la veille. Le nombre de patients hospitalisés s'élève selon elle à 26 000. 667 décès supplémentaires ont été recensés.

ZK : Emmanuel Macron a donné une interview à Brut, un média en ligne, regardé principalement par les jeunes. Et justement, c'est à la jeunesse que le président français voulait s'adresser particulièrement.

FB : Entre autres sujets, le chef de l'État était attendu sur les violences policières, qui sont l'objet de débat en France. Il en a profité pour répondre à ceux qui l'accusent d'être trop autoritaire. Julien Chavannes.

« La France a été caricaturée. On n'est pas la Hongrie ou la Turquie ». La riposte d'Emmanuel Macron est tranchante : non il n'est pas un président autoritaire, et de rappeler son soutien à la liberté la presse et à Charlie Hebdo. Accusé par l'opposition de gauche et par certains médias étrangers de dérive liberticide, le chef de l'État a défendu la loi sur la sécurité globale, contestée dans la rue. « zéro tolérance des deux côtés », résume Emmanuel Macron dans une position qui se veut équilibrée. Soutien aux policiers « attaquée par des fous », des « gens ensauvagés » et promesse de sanctionner les abus des forces de l'ordre. Et si Emmanuel Macron reconnaît des violences de la part des policiers mais rechigne à reprendre l'expression « violences policières », devenue un « slogan » militant à ses yeux. Fermeté sur les principes mais un geste envers les jeunes Français victimes de racisme. Un grand sondage sur les discriminations et numéro vert pour les signaler seront lancés en janvier. Julien Chavanne.

FB : C'était le 16 octobre 2020, il y a un mois et demi. Samuel Paty, un professeur d'Histoire-géographie, était décapité à la sortie d'un collège de banlieue parisienne, où il enseignait. Un rapport vient de sortir qui analyse ce qui s'est passé à la suite de cet événement dramatique. Car après cette attaque, plusieurs hommages lui ont été rendus, notamment dans les établissements scolaires le 3 novembre,

ZK : Et ces hommages ont été émaillés d'incidents nous révèle ce rapport. Stéphane Geneste a lu ce rapport.

800. C'est le nombre d'incidents recensés par le ministère de l'Éducation nationale lors de cette journée d'hommage à Samuel Paty. C’est 400 de plus que ce qui avait été signalé début novembre. Il s’agit majoritairement de provocations, de contestations ou encore d'apologies du terrorisme. Des refus de participation à cet hommage ou des perturbations ont aussi été remarqués. Concernant la répartition de ces faits, près de la moitié d'entre eux ont été signalés au collège. Globalement, tous ont été commis par des élèves que ce soit en école, collège ou lycée mais des individus extérieurs à l'établissement, comme les parents ou un personnel municipal ont aussi été impliqués dans ces incidents. Pour l'entourage de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, la publication de ces informations constitue une étape de franchie dans le signalement de ce type d'événements et met en avant la réactivité de l'institution dans ce genre de situations. Au total, après la journée d'hommage à Samuel Paty, ce sont 44 exclusions définitives et 131 exclusions temporaires qui ont été prononcées.

FB : Les obsèques de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, réuniront trente personnes de la famille et du cercle proche samedi à 10h30. C'est ce qu'a annoncé son fils Henri Giscard d'Estaing.

FB : Les autorités du Bangladesh ont transféré ce vendredi 1 640 réfugiés Rohingyas sur Bhasan Char, une île isolée dans le Golfe du Bengale. Le Bangladesh veut relocaliser les réfugiés et cette décision est très controversée.

ZK : Ce transfert suscite l’inquiétude des agences de l'ONU et des organisations de défense des droits de l’homme, qui juge le lieu inadapté pour accueillir dans l'avenir jusqu'à 100 000 personnes.

FB : Les explications de John Quinley, chercheur et spécialiste des droits de l’homme pour Fortify Rights, une ONG basée à Bangkok.

« Il y a environ 300 réfugiés Rohingyas actuellement sur l’île et nous avons pu interroger un certain nombre d’entre-deux. Ils nous ont racontés qu’il n’y avait pas d’eau potable sur l’île, qu’ils n’avaient aucune liberté de mouvement, et que leurs conditions de vie ressemblaient davantage à une prison, mais nous avons relevés d’autres cas de violations plus graves des droits humains, où certains réfugiés ont été battus par les forces de sécurité bangladaises. Nous savons également que Bhasan Char est régulièrement inondée, mais les autorités à Dacca n’ont jamais autorisé les Nations Unies à se rendre sur l’île pour y effectuer une évaluation environnementale. Nous pensons aussi- et cela nous préoccupe beaucoup - que ces relocalisations sont forcées et ne se font pas sur la base du volontariat. Il y a aujourd’hui beaucoup de peur et d’incertitude parmi les réfugiés qui vivent dans les camps de Cox’s Bazar dans le sud du Bangladesh ». Au micro de Yelena Tomic.

FB : Quelques informations en bref pour terminer ce journal. Les donateurs ont dévoilé un plan destiné à reconstruire Beyrouth et à aider sa population après l'explosion au port début août qui a fait plus de 200 morts. Ils estiment à 2,5 milliards de dollars sur dix-huit mois les fonds nécessaires.

ZK : Les combats continuent dans plusieurs parties du Tigré, malgré les communiqués de victoire du gouvernement fédéral éthiopien. Cela rends difficile l'acheminement d'une aide humanitaire vers cette région du Nord de l'Éthiopie.

FB : Un des premiers attentats terroriste, l'attentat de la rue des Rosiers date de 1982. L'un des suspects, extradé par la Norvège, est arrivé en France aujourd’hui. Cela faisait 5 ans que la justice française réclamait son retour en France.

ZK : Les conditions d'un accord post-Brexit entre l'UE et le Royaume-Uni « ne sont pas réunies » en raison de « divergences significatives », malgré une semaine de discussions intensives à Londres, a annoncé vendredi soir le négociateur européen Michel Barnier.

FB : Voilà c'est la fin de ce Journal en français facile. Un journal que vous retrouvez tous les jours dans sur Internet dans les pages de RFI savoirs. Bonsoir à tous.

Article publié le 04/12/2020

RFI - Radio France Internationale