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Infos en français facile : Édition du 09/08/2020 20h00

Transcription

Johanne Burgell : RFI 22 heures à Paris, 21 heures à Niamey. Bienvenue à tous. Voici une nouvelle édition de votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi, William de Lesseux. Bonsoir.

William de Lesseux : Bonsoir Johanne, bonsoir à tous.

JB : Au sommaire, huit personnes dont six Français ont été tués au Niger. Attaque menée par des hommes armés venus à moto dans la zone de Kouré.

WL : La victoire annoncée d'Alexandre Loukachenko à la présidentielle biélorusse. Des milliers d'opposants ont manifesté dans les rues de Minsk. Nous serons en direct avec notre envoyé spécial.

JB : De nouvelles manifestations ce dimanche à Beyrouth, cinq jours après la double explosion meurtrière. Deux ministres du gouvernement ont démissionné. De leurs côtés, les pays donateurs promettent une aide de plus de 250 millions d'euros.

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WL : Au Niger, des hommes armés ont tué huit personnes ce matin près du parc aux girafes de Kouré.

JB : Les victimes sont deux Nigériens et six Français. L'Élysée confirme le décès de Français sans en préciser le nombre. Le président Emmanuel Macron a appelé son homologue Mahamadou Issoufou. Vincent Dublange, l'attaque s'est déroulée en fin de matinée ce dimanche.

Les victimes étaient en voiture. Elles arrivaient de Niamey, la capitale, à une heure environ de route. Le véhicule a alors été attaqué par des hommes à moto. C'est ce qu'indique le gouverneur de la région de Tillabéri. Tous les occupants sont décédés. Le chauffeur et le guide, Nigériens. Les Français étaient, au moins pour certains, employés de l'organisation non gouvernementale Acted. Ce n'étaient donc pas des touristes, mais plutôt des expatriés partis explorer la région pour la journée. Une région qui ne faisait pas l'objet de consignes particulières d'évitement. Elle est classée en orange par le ministère français des Affaires étrangères. Les déplacements y sont donc déconseillés, mais pas interdits. Le parc de Kouré n'avait jamais connu d'attaque de ce type. Le gouverneur régional indique qu'il est visité par de nombreuses personnes. Les dernières girafes d'Afrique de l'Ouest y ont élu domicile. Pour autant, la zone est située non loin des parcs du W, de la Pendjari et de la zone dite « des trois frontières ». Une zone où les groupes jihadistes sont particulièrement actifs. Les militaires des pays riverains et les soldats français y ont renforcé leurs opérations depuis le début de l'année.

WD : Pas de surprise en Biélorussie, après l'élection présidentielle organisée aujourd'hui.

JB : Le président sortant Alexandre Loukachenko est largement en tête selon un sondage officiel. Il obtiendrait près de 80% des voix. Il effectuera donc un sixième mandat, après 26 ans déjà passés au pouvoir. C'est une déception pour celle qui portait l'espoir de l'opposition. Avec environ 7% des suffrages, Svetlana Tikhanovskaïa, qui n'a donc pas remporté son pari. Un résultat qui suscite la colère des opposants de Loukachenko. À Minsk où l'on rejoint en direct notre envoyé spécial Daniel Vallot, des milliers de personnes sont descendues dans les rues et se sont rapidement heurtées aux forces de l'ordre.

(Transcription manquante)

WL : Les Libanais continuent d'exprimer leur colère, cinq jours après l'explosion du port.

JB : En effet, de nouvelles manifestations ont eu lieu aujourd'hui. Comme hier, des affrontements ont éclaté. Dans le centre de Beyrouth, des protestataires ont jeté des pierres et tiré des feux d'artifice en direction de la police qui a répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes. Face à cette colère, deux ministres du gouvernement ont démissionné ce dimanche. D'abord celle de l'information puis celui de l'environnement dans la soirée.

WL : Dans le même temps l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise.

JB : Alors que le plus récent bilan fait état d'au moins 158 morts et plus de 6 000 décès. Il reste encore une vingtaine de personnes portées disparues. Leurs proches accusent le gouvernement libanais de ne pas avoir lancé les opérations de secours assez vite. Notre envoyé spécial Pierre Oliver a rencontré le fils de l'un des disparus.

(Transcription manquante)

JB : Propos recueillis par Pierre Olivier et Julien Boileau.

Face à la colère des Libanais, le Premier ministre Hassan Diab proposera demain aux partis politiques la tenue d'élections anticipées.

WL : Une aide financière internationale sera versée prochainement au Liban.

JB : Les pays donateurs réunis ce dimanche par visioconférence ont promis un total de plus de 250 millions de dollars, cinq jours après l'explosion du port. Sur cette somme, 30 millions d'euros seront versés par la France. Cette assistance sera mise en place sous la conduite de l'ONU. De son côté le président américain Donald Trump exhorte le gouvernement libanais à mener une enquête transparente.

WL : En Afghanistan, c'est peut-être une avancée importante vers les pourparlers de paix.

JB : L'accord a été trouvé lors d'une session de la grande assemblée ce dimanche qui réunit des milliers de dignitaires afghans. Ces libérations étaient exigées par les talibans afin de pouvoir ouvrir des négociations de paix avec le gouvernement de Kaboul.

WL : C'était il y a 75 ans au Japon, trois jours après Hiroshima.

JB : Les États-Unis larguaient une autre bombe atomique sur Nagasaki, au plutonium cette fois, plus puissante que celle à l'uranium. Bilan, 70 000 victimes dont 20 000 sur le coup. Lors de la commémoration ce dimanche. Le maire de Nagasaki a lancé un appel au gouvernement japonais pour qu'il signe le traité de l'ONU d'interdiction des armes nucléaires ratifié par une quarantaine d'États. Le Japon, premier pays au monde ciblé par une attaque atomique, a toujours refusé de le faire. À Tokyo, Frédéric Charles.

Parce que victime d'un second massacre atomique inutile d'un point de vue militaire - le Japon était déjà vaincu -, la ville de Nagasaki s'estime encore plus en droit de dénoncer le refus de Tokyo de signer le traité de l'ONU sur l'interdiction des armes nucléaires. Présent à Nagasaki ce dimanche, le Premier ministre japonais Shinzo Abe n'a pas répondu à son maire Tomihisa Taue. Le Japon dépend du parapluie nucléaire américain pour sa sécurité. Shinzo Abe cherche à réviser la Constitution pacifiste pour doter, si nécessaire, de l'arme atomique le pays d'Hiroshima et de Nagasaki. La Corée du Nord menace le Japon de ses missiles. Selon un rapport de l'ONU, elle serait parvenue à miniaturiser ses ogives nucléaires pour les placer sur ses armes balistiques. Face à cette menace, le Japon cherche à acquérir des capacités de frappe défensives contre Pyongyang. En novembre dernier à Nagasaki, le pape François a dénoncé la logique de la dissuasion nucléaire garantissant la paix, une « fausse sécurité, selon lui, qui envenime les tensions dans le monde ». La bombe au plutonium lâchée sur Nagasaki fut plus terrifiante encore que celle d'Hiroshima. Ses survivants présentèrent souvent des visages atrocement brûlés et des corps déformés.

WL : Les pluies torrentielles en Inde ont provoqué un glissement de terrain meurtrier.

JB : Et le bilan est lourd, au moins 43 morts. Des travailleurs d'une plantation de thé qui ont été emportés dans le sud-ouest du pays, dans l'État du Kerala. Selon des médias locaux, près de 80 personnes étaient installées sur la zone touchée, dont beaucoup restent portées disparues. L'État du Kerala avait déjà été frappé vendredi par une catastrophe liée à la mousson avec le crash d'un avion commercial au moment de son atterrissage durant une tempête. Plus de 300 personnes sont mortes ces dernières semaines dans des inondations et des glissements de terrain, au Bangladesh, au Népal, ainsi qu'en Inde.

WD : La côte sud-est de l'île Maurice menacée par une marée noire.

JB : Des milliers de personnes ont donc décidé de participer à sa protection. Ces volontaires ont construit des barrages flottants pour circonscrire une nappe de carburant qui s'échappe d'un bateau échoué sur un récif au large. Environ 1 000 des 4 000 tonnes de carburant se sont déjà déversées en mer. Le navire appartient à une entreprise japonaise et naviguait sous pavillon panaméen.

Article publié le 09/08/2020

RFI - Radio France Internationale