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Infos en français facile : Édition du 12/12/2020 20h00

Transcription

Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Charlotte Derouin : Bienvenue si vous nous rejoignez pour ce Journal en français facile, avec moi pour présenter ce journal Clémentine Pavlotsky, Bonsoir Clémentine,

Clémentine Pavlotsky : Bonjour Charlotte, Bonjour à tous.

CD : Faire plus d'efforts pour lutter contre le réchauffement climatique, se fixer de nouveaux objectifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre... Un sommet virtuel des chefs d'état et de gouvernement était organisé aujourd'hui. L'occasion pour le président français de dresser le bilan de son pays.

CP : En France, plus d'une centaine d'arrestations à Paris lors d'une manifestation contre le projet de loi sécurité globale. C'est la 3e mobilisation contre ce texte en trois semaines.

CD : En attendant le vaccin, le nombre de contaminations a tendance à repartir à la hausse dans plusieurs pays européens et notamment la Suisse. Le pays figurait pourtant parmi les bons élèves au printemps.

CP : C'est une première en Bolivie. Une union civile entre deux hommes a été enregistré par les autorités. L'aboutissement de deux ans de procédures juridiques.

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CP : Il y a 5 ans, la communauté internationale s'était engagée à contenir le réchauffement climatique. L'accord de Paris avait pour objectif de limiter la hausse des températures à 2 degrés.

CD : Mais les engagements de réductions d'émissions de gaz à effets de serre étaient insuffisants et n'ont pas été respecté selon le secrétaire général de l'ONU. À l'ouverture du sommet virtuel avec des chefs d'État et de gouvernement aujourd'hui, Antonio Guterres a appelé le monde à déclarer « l'état d'urgence climatique ». La Chine, plus grand pollueur au monde, a annoncé son intention d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2060. Le président français Emmanuel Macron s'est également exprimé. Il a dressé le bilan des actions engagées dans le pays.

Nous avons pris en France depuis trois ans, des actions très fortes pour être en cohérence avec nos engagements internationaux : la fin de toutes les centrales thermiques au charbon, la fin de grands projets qui n’étaient pas compatibles avec notre agenda, des mesures profondes pour changer les moyens de se chauffer de se déplacer et investir massivement dans ce changement. Le plan de relance de sortie Covid est un plan de relance profondément vert qui va nous permettre par des investissements pour la rénovation thermique, pour le changement de véhicule d’aller plus loin. Et nous aurons dans les prochaines semaines une loi climat nouvelle qui est l’émanation de la convention citoyenne, 150 citoyens qui nous ont aidé à penser, qui ont proposé des solutions concrètes pour aider à la transition de notre économie. L’année prochaine, plus aucune garantie publique française ne pourra être octroyé au profit des pétroles extra lourds, sables et schistes bitumineux et nous nous préparons à mettre fin dans les cinq années qui viennent à mettre fin à l’ensemble des soutiens à l’exploration et à l’exploitation des gisements pétroliers.

CD : Les scientifiques du Haut Conseil pour le climat, ces spécialistes chargés d'évaluer la politique du gouvernement en France, avaient déploré en juillet dernier une réduction trop lente des émissions de gaz à effets de serre par rapport aux objectifs.

CP : La France où de nouvelles manifestations ont eu lieu aujourd'hui contre le projet de loi sécurité globale.

CD : Selon les manifestants, ce texte atteint à leurs libertés. Des milliers de personnes ont défilé à Paris et dans d'autres villes pour la troisième semaine consécutive. Ils étaient 60 000 au total selon les organisateurs, 26 000 selon les autorités. Sylvie Koffi.

Ils étaint des milliers à braver le pavé de la place du Chatelet à République. Lancée à l'initiative d'un collectif de syndicats, d'associations et de mouvements politiques de gauche, cette nouvelle journée de mobilisation s'est déroulée sous très forte présence policière. Dans la capitale, les forces de l'ordre ont encadré au plus près les milliers de manifestants – 10 000 selon les organisateurs - et procédé à plus d'une centaine d'interpellations, selon le ministère de l'Intérieur. Cette vague importante d'arrestations a suscité des tensions qui ont éclaté en milieu de cortège. L'objectif pour les forces de l'ordre étaient d'éviter la répétition des incidents violents des précédents rassemblements. Dans de nombreuses villes de provinces aussi des tensions ont éclaté. À Lyon ,devant la Préfecture et à Dijon la police a fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui tentaient de rejoindre le centre-ville. Dans la capitale le cortège a finalement était dispersé et aucun incident majeur n'avait été signalé en fin d'après-midi.

CD : Précisions signées Sylvie Koffi. 

CP : La France dénonce un acte barbare et inacceptable après l'exécution d'un opposant en Iran.

CD : Ancien réfugié politique en France, Rou hollah Zam a été pendu aujourd'hui. Il avait été condamné à mort pour son rôle supposé dans la vague de contestation de l'hiver 2017-2018. Le dissident avait créé une chaine d'information dissidente sur la messagerie cryptée Telegram et c'est à l'occasion d'un voyage en Irak que Téhéran avait réussi à le capturer.

CP : En matière de lutte contre le Covid-19, les bons élèves d'hier ne sont pas toujours ceux d'aujourd'hui.

CD : Au printemps, la Suisse faisait partie des pays européens qui s'en tiraient le mieux. Aujourd'hui, le pays affiche l'un des pires bilans sur le continent. Depuis quelques jours, les contaminations repartent à la hausse. Sans que le gouvernement ne serre véritablement la vis. À Genève, Jérémie Lanche.

Un pas en avant, un pas en arrière. C'est un peu la stratégie suisse pendant la 2e vague. Les autorités avaient pourtant prévenu qu'elles allaient sévir. Avant finalement d'annoncer une série de restrictions à géométrie variable. Les magasins, les restaurants et les bars doivent par exemple fermer après 19h. Mais ils peuvent rester ouvert dans les cantons où le virus circule moins. Le ministre de la Santé Alain Berset s'inquiète d'un certain relâchement dans les gestes barrières. Mais il réfute l'idée selon laquelle la Suisse serait laxiste […]. Le paradoxe c'est que la Suisse est à la fois l'un des pays européens avec les plus mauvais indicateurs et aussi l'un de ceux où les mesures sont les moins restrictives. La raison se trouve en partie dans le système fédéraliste suisse. D'après des économistes de l’École polytechnique fédérale de Zurich, les pays avec un système fédéral s'en sortent pourtant mieux face à la pandémie. C'est le cas de l'Allemagne. Qui compte en proportion quatre fois moins de contaminations que la Suisse. À la différence qu'en Suisse, la coopération entre le gouvernement fédéral et les cantons ressemble plus à une compétition. Où chacun se renvoie la balle de la gestion de l'épidémie.

CP : La Russie signale que le cessez-le-feu a été violé au Haut Karabagh.

CD : Cette déclaration intervient après que l'armée arménienne a rapporté des attaques de l'Azerbaïdjan en direction de villages restés sous contrôle de la province indépendantiste. Dans un communiqué, le ministère azerbaïdjanais de la défense dénonce de son côté des provocations arméniennes ajoutant que le cessez le feu était respecté.

CP : C'est une première en Bolivie. Une union civile entre personnes de même sexe reconnu par les autorités.

CD : C'est le fruit d'une bataille juridique débuté, il y a deux ans par un couple d'hommes d'une quarantaine d'années. Jusqu'ici, l'administration s'appuyait sur la Constitution bolivienne qui décrit le mariage comme un lien entre un homme et une femme. Mais la Cour interaméricaine des droits de l'homme leur a donné raison et hier, le Service de l'État civil de Bolivie a enregistré l'union libre entre les deux hommes. Un précédent encourageant pour Frank Arteaga, de la coalition bolivienne des collectifs LGBT.

« Nous pensons qu'il s'agit d'un premier pas et nous espérons que cela fera avancer nos droits. Nous avions eu un dialogue, plusieurs dialogues, avec les représentants de tous les partis politiques avant les dernières élections en Bolivie et l'actuel parti au pouvoir, et aussi d’autres partis, ils se sont montrés ouvert sur ce sujet. Ils ont parlé avec franchise et ils nous ont dit que c'était nécessaire de garantir ce droit à tous les couples du même sexe. Nous espérons qu'ils continueront à maintenir cette position pendant les cinq ans de cette nouvelle législature, et pas seulement le parti du gouvernement mais également une partie de l'opposition. »

CD : Propos recueillis par Annissa El Jabri.

C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci à vous de l’avoir écouté et merci à Clémentine Pavtolsky de m’avoir accompagné. Une édition à réécouter sur RFI Savoirs.

Article publié le 12/12/2020

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