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Infos en français facile : Édition du 14/08/2020 20h00

Transcription

François Bernard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris. Bonsoir bienvenue à l'écoute du Journal en français facile. Dans l'actualité de ce vendredi 14 août :

- L'accord Émirats-Israël salué à l'étranger, les Palestiniens crient à la trahison.

- La justice libanaise inculpe 25 personnes à la suite l'explosion du port de Beyrouth.

- En France, la remontée de la circulation du virus préoccupe les autorités. Une résurgence qui concerne de nombreux pays dans le monde.

- En Biélorussie, des centaines de contestataires ont été libérés après les manifestations. Ils livrent des témoignages accablants sur les tortures subies en prison.

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FB : L'accord de normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et Israël suscite parmi les dirigeants mondiaux un nouvel espoir de paix au Moyen-Orient. Dans le cadre de cet accord, Israël s'est engagé à suspendre son projet d'annexion des territoires palestiniens. Mais le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu déclare que l'annexion de pans de la Cisjordanie occupée est seulement « reportée » et qu'Israël n'y a « pas renoncé ». Les Palestiniens ont fermement rejeté l'accord. Ils ont également annoncé le rappel de leur ambassadeur aux Émirats et exigé une réunion d'urgence de la Ligue arabe. Cet accord divise les pays de la région nous dit Nicolas Falez.

Il y a les pays qui applaudissent, comme l'Égypte elle-même en paix avec Israël et très proche des Émirats arabes unis. Le Caire salue cette annonce qui, selon le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est porteuse de « prospérité et de stabilité » pour la région. Réaction beaucoup plus méfiante de la Jordanie, autre pays arabe ayant signé un accord de paix avec Israël. Le royaume appelle l'État hébreu à mettre fin à « son entreprise illégale » d'occupation de territoires et à « ses violations des droits des Palestiniens ». Des réactions également de la part de monarchies du Golfe, voisines des Émirats arabes unis. Bahreïn salue une « étape historique ». Le sultanat d'Oman affiche son soutien. Mais silence pour l'instant de la puissante Arabie saoudite. Et puis, il y a les réactions hostiles. L'Iran fustige une « stupidité stratégique » et estime que ce rapprochement Émirats-Israël ne fera que renforcer ce que Téhéran appelle « l'axe de la résistance » dans la région. La Turquie enfin parle de « comportement hypocrite » et assure que « l'histoire ne pardonnera jamais » cette normalisation. Le président turc envisage de suspendre ses relations déjà tendues avec les Émirats arabes unis.

FB : Au Liban, la justice a inculpé 25 personnes dans la double explosion du port de Beyrouth, qui a fait 177 morts plus de 6 500 blessés et détruit une grande partie de la capitale, le 4 août. Paul Khalifeh est à Beyrouth pour RFI.

Parmi les 25 personnes inculpées par le procureur général, 19 sont déjà sous les verrous, dont les directeurs des douanes et du port. Les suspects sont accusés d’homicides, de mutilations, de négligence et d’autres crimes. C’est désormais un juge d’instruction jouissant de pouvoirs spéciaux qui prend le relais de l’enquête. Fadi Sawan, nommé jeudi, est en même temps le procureur de la Cour de justice, un tribunal d’exception chargé de juger les crimes contre la sécurité de l’État et dont les verdicts sont sans appel. La nomination de ce magistrat a retardé, pour des raisons de procédures, l’interrogatoire des ministres des Travaux publics, des Finances et de la Justice, qui se sont succédés depuis la saisie de la cargaison de nitrate d’ammonium, à l’origine de la catastrophe, en 2014. Ces interrogatoires qui devaient commencer ce vendredi, ont été reportés à lundi. Fadi Sawan peut compter sur l’aide de tous les services de sécurité libanais, mobilisés pour cette enquête, mais aussi d’Interpol et d’experts français, russes et turcs, qui sont sur le terrain depuis plusieurs jours. Une équipe du FBI américain se joindra à eux à partir de dimanche. Malgré cela, des hommes politiques et des militants de la société civile continuent de réclamer une enquête internationale placée sous l’égide des Nations unies, en raison du manque de confiance dans la justice libanaise, selon une pétition qui circule. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI.

FB : La ministre française des Armées, Florence Parly, a accueilli à Beyrouth le porte-hélicoptères Le Tonnerre, chargé d'aide pour la population libanaise. Madame Parly a réclamé que cette aide soit distribuée de façon « transparente ».

La remontée de la circulation du coronavirus préoccupe les autorités françaises. 4 828 personnes ont été hospitalisées aujourd'hui. Les indicateurs continuent à se dégrader et la transmission du virus s'accélère. Des zones à risque ont aussi été identifiées par les autorités, Nicolas Rocca.

Paris et Marseille sont particulièrement à risque a affirmé ce matin le directeur général de la santé. Alors que les départements d'outre-mer semblent être épargnée, le département des Bouches-du-Rhône et celui de la capitale sont désormais classés zones de circulation active du virus. Un changement qui permettra aux préfets de prendre des mesures supplémentaires pour lutter contre l'épidémie de Covid. La fermeture ou des changements d'horaires de certains lieux de rassemblement, comme les bars ou restaurants, pourraient ainsi être décidé. Des nouvelles dispositions inscrites dans un décret qui prolonge aussi l'interdiction d'événements de plus de 5 000 personnes au-delà de la date initiale du 31 août. Ces signes d'inquiétudes s'expliquent par la dégradation des indicateurs, plus de 11 000 cas positifs sur la semaine, un taux de positivité des tests qui augmente, mais également une légère hausse des patients en réanimation. Des signaux négatifs qui interviennent alors que le Royaume-Uni a annoncé que tous les voyageurs arrivant de France devront observer une période d'isolement de deux semaines. Une annonce à laquelle Paris a réagi avec une promesse de réciprocité de la mesure.

FB : Nicolas Rocca.

Face à une résurgence des cas, les efforts se multiplient dans le monde pour contenir la pandémie. Le Royaume-Uni impose une quarantaine à l'arrivée de France. L'Allemagne place toute l'Espagne, sauf les Canaries, dans les pays à risque. L'Autriche déconseille à ses résidents de se rendre en Croatie à partir de lundi et demande aux vacanciers de quitter le pays, en raison de l'augmentation des contaminations. Des milliers d'Albanais travaillant en Grèce sont bloqués à la frontière entre deux pays. Ils tentent de passer avant l'entrée en vigueur dans deux jours de l'obligation de se présenter avec un test négatif au Covid-19. La Nouvelle-Zélande a prolongé le nouveau confinement d'Auckland afin de laisser plus de temps aux autorités pour contenir et connaître l'origine des cas de coronavirus qui vient de refaire son apparition dans l'archipel.

En Italie, deux ans après l'effondrement du pont de Gênes, un hommage a été rendu aux 43 victimes du drame. Cette cérémonie a lieu onze jours après l'inauguration du nouveau pont de Gênes. Après une minute de silence à 11h36, les sirènes du port ont retenti et toutes les églises ont sonné le glas. Correspondance signée Anne Le Nir.

La cérémonie s’est déroulée au pied du nouveau pont sur la place de la Mémoire ornée de 43 arbres différents et où l’on a vu défiler, sur un écran géant, les photos des victimes avec leur nom et leur âge. Accompagné des autorités locales, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a lancé ce message : « Nous nous engageons à ne pas laisser Gênes seule et nous continuerons à soutenir la demande de vérité. » Un message auquel a fait écho la porte-parole des familles des victimes, Egle Possetti : « Nous avons entendu des déclarations profondément arrogantes de la part de ceux qui ont géré cette infrastructure. Nous ne nous lasserons jamais de demander mémoire, respect et justice. » Les enquêtes judiciaires qui visent 73 personnes dont des dirigeants de la société Autostrade per l’Italia de la famille Benetton, chargée de l’entretien du pont Morandi, seront achevées en 2021. Au stade actuel, la seule certitude, c’est que la société des Benetton a multiplié les négligences en termes de sécurité. Anne Le Nir, Rome, RFI.

FB : En Biélorussie, la principale candidate de l'opposition à la présidentielle a appelé à des rassemblements « de masse » pendant le week-end. Les manifestations et les grèves se sont multipliées, signe d'une contestation croissante du pouvoir du président Loukachenko malgré une brutale répression. Les témoignages de tortures infligées aux manifestants détenus sont nombreux.

C'est la fin de ce Journal en français facile réalisé par Johé Fonferrier. Vous pouvez le retrouver à l'audio et à l'écrit sur notre site internet. Merci de nous avoir suivi et à demain pour un nouveau Journal en français facile.

Article publié le 14/08/2020

RFI - Radio France Internationale