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Infos en français facile : Édition du 16/07/2020 20h00

Transcription

Johanne Burgell : RFI, 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue à tous. Voici votre Journal en français facile. Au sommaire :
- la pandémie de coronavirus qui continue sa progression. L'Espagne, pays européen fortement touché a rendu hommage aux plus de 28 000 morts du virus. Une cérémonie en présence du Roi Felipe VI.
- face à la hausse du nombre de cas de contaminations dans plusieurs régions du monde, les gouvernements prennent de nouvelles mesures. En France, le premier ministre confirme que le port du masque sera obligatoire dans les lieux publics fermés dès la semaine prochaine.
- enfin, les combats ont repris entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, après seulement une journée de trêve.

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JB : Plus de 584 000 morts dans le monde. La pandémie de coronavirus continue à être surveillée de près par les dirigeants de la planète. Sur le continent européen, l'Allemagne a renforcé ce jeudi son dispositif de lutte contre le virus, face au risque d'une deuxième vague. De son côté, l'Espagne connaît une recrudescence des contaminations avec plus de 120 foyers actifs. Le pays a rendu jeudi matin un hommage solennel aux plus de 28 000 morts du Covid-19 en présence du roi Felipe VI et de dirigeants européens. Reportage à Madrid, François Musseau.

L’ambiance est solennelle. Sur l’esplanade du palais Royal, se succèdent les discours du Roi Felipe VI, et aussi d’un volontaire de la Croix Rouge qui a perdu un parent à cause du coronavirus, ou d’une infirmière qui fut une héroïne dans ce combat contre la pandémie. On aperçoit aussi des représentants de l’OTAN, de l’ONU ou de l’Organisation mondiale de la santé. Le gouvernement a en effet voulu faire les choses en grand, et organiser un grand événement symbolique. Un événement de commémoration à tous ceux qui ont perdu leur vie, dans les maisons de retraite, dans les unités de soins intensifs, ou ailleurs. Devant le palais royal, beaucoup se sont déplacés pour assister à cette cérémonie civile tout à fait insolite puisque c’est la première depuis 40 ans. Certains portent le drapeau espagnol, fiers d’appartenir à leur nation. Parmi eux, Julio, Boulanger à Carabanchel dans la banlieue ouest de Madrid. « On a souffert une pandémie qu’on n’avait jamais vue. Trop de gens sont morts sans que leurs parents n’aient pu rien faire ni les voir avant. Tant de gens ont été enterrés à la va-vite, parfois n’importe comment, personne ne leur a dit adieu. Je crois que c’est aussi un hommage à la santé public et aux services essentiels de l’État. » Tous ne sont pas aussi modérés et bienveillants que Julio. Certains, issus de l’extrême-droite, se montrent agressifs contre le gouvernement socialiste de Sanchez, l’accusant d’avoir eu sa responsabilité dans l’hécatombe. Du côté gouvernemental, toutefois, on insiste sur le caractère unitaire de cette cérémonie. Un concours public a été lancé en vue de la construction d’un monument à toutes les victimes des coronavirus.

JB : Le Premier ministre français, Jean Castex, l'a donc confirmé devant le Sénat, le port du masque sera obligatoire dans les lieux publics fermés dès la semaine prochaine. Après son discours de politique générale hier, Jean Castex a tenu à s'exprimer devant les sénateurs aujourd'hui. Un décret sur le port du masque sera prêt lundi ou mardi. Mais d'ici là, le gouvernement appelle à la vigilance et à l'esprit de responsabilité des citoyens français. Jean Castex.

[Transcription manquante] 

JB : Un sommet extraordinaire des 27 pays de l'UE. Les dirigeants européens se retrouvent à partir de ce soir à Bruxelles. Une réunion cruciale pour relancer l'économie lourdement touchée par la crise du coronavirus. L'Allemagne plaide en faveur de l'adoption d'un plan de 750 milliards d'euros dont 500 milliards ne seront pas remboursées par les États bénéficiaires car il s'agira de subventions. De son côté, la Banque centrale européenne, par la voix de sa présidente Christine Lagarde appelle les États à agir vite.

Direction le Venezuela à présent où la capitale, Caracas et l'État voisin de Miranda, ont été placés en confinement strict depuis hier. L’objectif de cette mesure est de freiner la propagation du coronavirus. La pandémie est en pleine expansion et le président Nicolas Maduro a voulu prendre les choses en main. Achim Lippold. 

Selon le président Nicolas Maduro l’augmentation des cas de Covid-19 est liée à l’entrée illégale de personnes sur le sol vénézuélien. Le dirigeant chaviste a décidé de mettre en place un confinement strict : c’est-à-dire que seuls les commerces essentiels comme les pharmacies ou les supermarchés sont autorisés à rester ouverts. Les six millions d’habitants de Caracas peuvent uniquement sortir pour faire des courses ou aller chez le médecin. Afin de pouvoir augmenter les capacités de soin, Nicolas Maduro a ordonné que la plus grande salle de spectacle du pays soit transformée en hôpital de campagne. « J'ai demandé la préparation du Poliedro de Caracas. Il peut être transformé, comme cela s'est produit dans d'autres parties du monde, en un hôpital de campagne pour s'occuper des cas asymptomatique ». Le président n'a pas donné davantage de détails, ni annoncé de délai pour la mise en œuvre de cette opération. Selon les chiffres officiels, la capitale concentre un peu plus de 1 000 des 10 000 cas de Covid-19 recensés dans tout le pays. L'organisation internationale pour les droits humains Human Rights Watch estime toutefois que le vrai nombre de contaminations est bien plus élevé. Achim Lippold.

JB : Les frontières entre les États-Unis et ses deux voisins, le Mexique et le Canada, resteront fermées aux déplacements non-essentiels jusqu'au 20 août pour freiner la pandémie. Annonce ce jeudi du ministre américain de la Sécurité intérieure. La mesure, entrée en vigueur les 20 et 21 mars et prolongée chaque mois depuis, intervient alors que les États-Unis battent ces derniers jours de nouveaux records quotidiens de contaminations, notamment dans le sud et l'ouest du pays.

En République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a lancé jeudi un appel « au calme et au rassemblement » au sein de la coalition au pouvoir à Kinshasa. Appel lancé depuis Brazzaville, où le président congolais était en visite. Ce gouvernement regroupe des membres de Cap pour le changement, des partisans de Tshisekedi et des membres du Front commun pour le Congo, fidèle à l'ancien président Joseph Kabila. Les soutiens des deux hommes s'affrontent sur une réforme de la magistrature, et sur la désignation d'un nouveau président de la Commission électorale.

Les combats ont repris ce jeudi matin à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. La trêve n'aura duré qu'une seule journée, les deux pays s'accusant mutuellement d'avoir relancé les hostilités. Ces combats, qui ont débuté dimanche à la frontière nord entre ces ex-républiques soviétiques du Caucase, constituent les heurts les plus graves depuis 2016. En quelques jours de combats, 15 militaires et un civil ont été tués. Correspondance Daniel Vallot.

Le répit aura été de courte durée. Une journée de trêve puis tôt ce matin, de nouvelles détonations, toujours dans le même secteur, à la frontière Nord qui sépare les deux pays. Une reprise des hostilités qui incombe entièrement à l’Azerbaïdjan, selon Erevan. Anna Naghdalyan, est la porte-parole de la diplomatie arménienne : « Ils ont utilisé des obus de mortier, de l’artillerie lourde, ce qui montre qu’ils visent délibérément les infrastructures et la population civile. L’opération des forces azerbaïdjanaises constitue une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu qui avait permis de stabiliser la situation sur la frontière. » Mais pour l’Azerbaïdjan, les affrontements ont été provoqués par les soldats arméniens. Bakou accuse également Erevan de cibler les populations civiles. Leyla Abdullayev, porte-parole du ministère azerbaïdjanais, des Affaires étrangères. « C’est une tentative de l’Arménie pour s’emparer de nouvelles positions. Tout cela est lié à la situation intérieure en Arménie, en raison du coronavirus et des problèmes économiques. Le nouveau gouvernement ne tient pas ses promesses, et il veut détourner l’attention de sa population. » Les deux pays sont à couteaux tirés depuis l’éclatement de l’URSS, et la guerre du Haut Karabakh, qui a fait plus de 30 000 morts au début des années 90. Un nouveau conflit pourrait avoir des implications majeures, dans la région. Du fait notamment des alliances nouées avec les pays voisins – l’Azerbaïdjan est proche de la Turquie, tandis que l’Arménie bénéficie du soutien de la Russie. Daniel Vallot Moscou RFI.

JB : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de votre fidélité.

Article publié le 16/07/2020

RFI - Radio France Internationale