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Infos en français facile : Édition du 19/12/2020 20h00

Transcription

Anne Verdaguer : Vous écoutez Radio France Internationale. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel, l'heure de votre Journal en français facile. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez. Et bonsoir Vincent Dublange.

Vincent Dublange : Bonsoir.

AV : À mes côtés pour vous présenter cette édition. À la Une ce soir :

VD : De violents affrontements à Beyrouth entre manifestants et forces de l’ordre dans un contexte social très tendu. Certaines universités ont augmenté leurs frais de 160%.

AV : Le feu vert aux États-Unis pour un deuxième vaccin contre la Covid-19, alors qu'en Europe, certains pays ont décidé de reconfiner leurs populations.

VD : Laurent Blanc, l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de football et ex-entraîneur du Paris-Saint-Germain, relance sa carrière au Qatar.

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VD : Au Liban, des milliers d’étudiants dans les rues aujourd'hui.

AV : Ils étaient rassemblés à Beyrouth pour protester contre la hausse importante des frais universitaires. Des affrontements ont éclaté entre les jeunes en colère et les forces de l’ordre. À Beyrouth, la correspondance de Paul Khalifeh.

Après avoir sillonné le célèbre quartier commerçant de Hamra dans la partie ouest de Beyrouth, la manifestation estudiantine s’est scindée en plusieurs cortèges plus ou moins importants. Des affrontements sporadiques ont opposé des groupes aux forces de l’ordre dans certaines rues. Le cortège le plus imposant s’est dirigé vers l’Université américaine de Beyrouth, l’AUB, premier établissement à avoir augmenté ses frais de 160 %, ouvrant la voie à la plupart des universités privées qui lui ont emboité le pas. Après un face-à-face très tendu avec la police anti-émeute, de violents affrontements ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre qui ont tiré des bombes lacrymogènes pour tenter de disperser les étudiants en colère. L’armée libanaise s’est déployée en formant un mur devant l’entrée principale de l’AUB pour empêcher la foule d’investir cette prestigieuse université dont le campus, qui s’étend sur plusieurs hectares en face de la corniche du bord de mer, occupe près de 5 % de la superficie de la capitale. Ironie du sort : la direction de l’Université américaine, qui était à la pointe du mouvement de contestation il y a un peu plus d’un an, en appelant les étudiants à y participer massivement, a aujourd’hui besoin de la protection des forces de l’ordre contre la colère de cette même jeunesse. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI.

VD :  Feu vert aux États-Unis pour un deuxième vaccin contre la Covid 19, celui du laboratoire Moderna.

AV : C'est la deuxième autorisation accordée par l'Agence américaine du médicament après celle des laboratoires Pfizer et BioNTech. Le président élu, Joe Biden, qui doit être vacciné lundi, a salué ce « nouveau jalon » dans la lutte contre le coronavirus aux États unis. La pandémie fait actuellement plus de 3 000 morts par jour dans le pays. Les États-Unis où les discussions sur le plan de relance continuent ce week-end au Congrès. La Chambre des représentants et le Sénat ont décidé d'accorder aux négociateurs un peu plus de temps.

VD : Au Mexique, les contaminations liées au Covid-19 ne cessent d'augmenter.

AV : Et la conséquence directe est que la capitale Mexico a suspendu dès aujourd'hui et jusqu'au 10 janvier toutes les activités jugées non essentielles. C'est ce qu'a annoncé la maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, aujourd'hui :

« Bien que nous soyons en train de renforcer les capacités hospitalières, nous devons tout faire pour réduire le nombre de contacts entre les personnes et ainsi faire baisser le nombre d'hospitalisations. Voilà pourquoi ces mesures ont été prises. Nous demandons à tous les citoyens de faire davantage d'efforts. La ville de Mexico est désormais classée en zone rouge. À partir de ce samedi, nous sommes contraints de réduire les activités et les déplacements de personnes. Seules les activités essentielles continueront de fonctionner. Nous sommes en train de travailler avec le secrétariat des Finances pour voir dans quelles mesures nous pourrons donner des aides à la population dans cette situation compliquée. »

AV : Des propos recueillis par Jelena Tomic.

VD : L’Europe aussi durcit ses mesures et certains pays se reconfinent face à la peur d'une troisième vague de l'épidémie de coronavirus.

AV : Oui, à peine sorti de la deuxième vague et à l'approche des fêtes de Noël propices aux rassemblements et aux déplacements, les Italiens n'y vont pas par quatre chemins : reconfinement strict à partir de lundi jusqu'au 6 janvier. Les déplacements ne sont pas autorisés d'une région à l'autre. En théorie, une seule sortie par foyer et par jour sera tolérée.
Au Royaume-Uni aussi, le Premier ministre britannique a annoncé le reconfinement de Londres et du sud-est de l'Angleterre. Une nouvelle souche du virus pourrait être à l’origine d’une envolée des contaminations.
Enfin la Suisse est devenue le premier pays d'Europe continentale à autoriser un vaccin contre la Covid-19, celui des laboratoires Pfizer et BioNTech.

VD : Et puis en France, l'état de santé d'Emmanuel Macron est stable.

AV : Le chef de l'État français a été testé positif au coronavirus jeudi, il a promis de donner de ses nouvelles tous les jours. Dans un communiqué, la présidence a indiqué que les résultats de ses examens s'étaient révélés « rassurants ». Le chef de l'État français, à l'isolement dans la résidence officielle de La Lanterne à Versailles, présente toujours les mêmes symptômes : fatigue, toux et courbatures. Ce qui « ne l'empêchent en rien de remplir ses fonctions » toujours selon ce communiqué. La barre des 60 000 morts du Covid-19 a été franchie, hier, en France.

VD : En Inde, la Cour suprême s’attaque à un humoriste et à une dessinatrice.

AV : Leur nom : Kunal Kamra et Rachita Taneja. Tous deux sont très critiques envers le pouvoir et son co-auteurs d'une BD, une bande-dessinée, qui fait polémique. Les deux artistes devront s'expliquer devant la Cour suprême et risque le procès pour avoir, selon certains, remis en cause l’impartialité de l'institution judiciaire. À Bombay, la correspondance de Côme Bastin.

Ils ont tous deux osé s’en prendre à la plus haute institution du pays et pourraient en payer les conséquences. L’humoriste Kunal Kamra et la dessinatrice Rachita Taneja doivent s’expliquer auprès de la Cour suprême. Leur faute ? Avoir remis en cause l’indépendance de l’institution. Les deux artistes risquent un procès et de la prison. Rachita Taneja est l’auteure d’une série de bandes dessinées baptisée Serviettes hygiéniques, très critique envers la religion et le pouvoir. Dans un dessin, elle montre la Cour suprême, le parti BJP et les médias proches du pouvoir main dans la main. Kunal Kamra est un artiste de stand-up très engagé. Il avait déjà été interdit de vol sur toutes les compagnies aériennes pendant plusieurs mois après une altercation avec un journaliste pro-BJP. On lui reproche aujourd’hui une série de tweets diffamant l’institution. Depuis sa loge, il confie à RFI qu’il assume ses propos : « Le BJP contrôle tout l’espace politique en Inde. Donc, j’ai fait une série de tweets dans lesquels j’accuse la Cour suprême d’être le bras armé judiciaire du parti. S’ils veulent m’entendre, très bien, j’irais leur dire exactement ce que j’ai à dire. Parce que je pense qu’à ce stade, si on ne critique pas les puissants, qui va-t-on critiquer ? » En août dernier, le procès très médiatisé d’un avocat accusé d’avoir terni l’image de la Cour suprême avait accouché d’une souris. Après avoir refusé de s’excuser, il avait été condamné à payer une amende de une roupie.

VD : En Centrafrique, le gouvernement accuse l'ex-président François Bozizé de tentative de « coup d'État ».

AV : Cette déclaration intervient après l'annonce de la fusion de trois des principaux groupes armés. Pour le porte-parole du gouvernement, l'ex-président veut marcher sur Bangui avec ses hommes. Le parti de François Bozizé dément vouloir reprendre le pouvoir par la force.

VD : En football, on le pensait retiré des terrains, mais Laurent Blanc est de retour !

AV : Après quatre ans d'absence, l'ancien joueur et sélectionneur de l'équipe de France a signé un contrat de 18 mois. Où ? C'est la question, car le pays où il exercera a de quoi surprendre. On attendait en effet l'entraîneur à la tête d'une grande équipe européenne. Il a finalement choisi le Qatar. Martin Guez.

Depuis quatre ans, on l'a annoncé à Milan, à Lisbonne, à Lyon ou à Dortmund. C'est finalement au Qatar d'Al-Rayyan, que Laurent Blanc sort de sa préretraite. À 55 ans, l'ancien entraîneur de Bordeaux et du PSG, mais aussi sélectionneur de l'équipe de France de 2010 à 2012, semblait vouloir jouer en retrait. Beaucoup annonçaient même qu'il n'entraînerait plus d'équipe professionnelle. Perdu ! Laurent Blanc est bien de retour. Il a signé ce samedi un contrat de 18 mois avec l'équipe qatarienne. Un choix plus financier que sportif qui peut décevoir au regard du solide palmarès de l'entraîneur, vainqueur de quatre titres de champions de France en six saisons à Bordeaux et à Paris. Un PSG à qui il avait donné une forte identité de jeu, basé sur la possession de balle. À Al-Rayyan, il retrouvera un club appartenant à la famille princière al-Thani, également à la tête du PSG. Une préretraite dorée, où il croisera sur sa route l'ancien international espagnol Xavi Hernandez, entraîneur d'Al-Saad, en tête du championnat local. Son équipe d'Al-Rayyan, elle, pointe au sixième rang de la Qatar Stars League.

AV : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci d’écouter Radio France Internationale. Merci Vincent Dublange.

VD : Merci et bonne soirée à tous.

Article publié le 19/12/2020

RFI - Radio France Internationale