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Infos en français facile : Édition du 20/08/2020 20h00

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 16h à Washington, bienvenue dans votre Journal en français facile. Et pour m'accompagner durant cette édition, Sylvie Berruet, bonsoir.

Sylvie Berruet : Bonsoir Aurélien.

AD : Il était l'un des plus proches conseillers de Donald Trump avant de tomber en disgrâce. Rien ne va plus pour Steve Bannon : la justice américaine l'a inculpé aujourd'hui de détournement de fonds dans un campagne de financement en ligne du mur entre les États-Unis et le Mexique.

SB : Des poursuites judiciaires également en Biélorussie. Les autorités accusent d'atteinte à la sécurité nationale le conseil de coordination qui demande le départ du président Loukachenko.

AD : Nous irons aussi en Grande-Bretagne où la pression combinée des lycéens et des enseignants a fait plier le gouvernement qui renonce à son système de notation du baccalauréat, créé en raison de la pandémie et jugé injuste.

SB : Et puis les vendanges ont une nouvelle fois débuté en avance en Bourgogne cette année. Ce qui était une anomalie il y a encore 30 ans, devient en effet de plus en plus courant, réchauffement climatique oblige.

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SB : Il promettait la prison et l'expulsion à tous les migrants illégaux qui oseraient poser un pied sur le sol des États-Unis. Ce soir, Steve Bannon dort en prison. 

AD : L’ancien conseiller en chef de Donald Trump est accusé d’avoir détourné des centaines de milliers de dollars collectés pour la construction du fameux mur anti-immigration à la frontière américano-mexicaine. Steve Bannon et trois autres hommes auraient tout simplement siphonné les fonds de la campagne de dons en faveur du projet emblématique du mandat de Donald Trump. Les précisions à San Francisco d'Éric de Salves.

« Les accusés ont escroqué des centaines de milliers de donateurs » : ce sont les mots de la procureure de New York. C’est vraiment le cœur de la base politique de Donald Trump qui aurait été truandée par l’ancien conseiller du président, le célèbre gourou de l’extrême droite nationaliste américaine. Au total, Steve Bannon est accusé d’avoir détourné la coquette somme d’un million de dollars à travers une société écran émettrice de fausses factures et ce pour son intérêt personnel : pour financer, précise la justice fédérale, son luxueux train de vie, voyages, hôtels, voitures de luxes. Arrêté dans la nuit alors qu’il se trouvait sur le yacht d’un ami, Steve Banon est actuellement derrière les barreaux avec trois autres organisateurs de cette campagne de dons qui tous se présentaient comme des patriotes bénévoles. Au total 25 millions de dollars ont été récoltés avec cette collecte GoFoundMe lancée fin 2018 sur internet et baptisée « We Build The Wall ». L’argent était censé financer la construction du mur anti-immigration de Donald Trump le long de la frontière mexicaine au moment où le Congrès refusait catégoriquement de débloquer les fonds nécessaires. Le propre fils du président américain a participé à cette collecte. « C’est une triste affaire », réagit Donald Trump qui prend ses distances avec son ancien conseiller.

SB : Donald Trump qui a par ailleurs subi un revers judiciaire ce jeudi.

AD : Le président américain va devoir fournir ses archives de comptabilité sur huit ans à un procureur de New York. Celui-ci enquête sur de possibles fraudes dans les affaires du pensionnaire de la Maison Blanche. 

SB : Donald Trump toujours, qui veut retirer les dernières troupes américaines d'Irak. 

AD : Il l'a répété au premier ministre du pays, Moustapha al-Kazimi, reçu pour la première fois à Washington depuis sa nomination en mai dernier. Et puis, le gouvernement américain s'active également sur le front iranien. Les États-Unis ont enclenché ce soir au Conseil de sécurité de l'ONU une procédure visant à rétablir des sanctions internationales contre Téhéran dans le cadre de l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015. 

SB : Washington qui suit également avec attention la situation en Biélorussie.

AD : Les autorités biélorusses tentent toujours d'éteindre la contestation déclenchée par la réélection d'Alexandre Loukachenko lors de la présidentielle du 9 août. Le gouvernement a lancé une procédure pénale pour « atteinte à la sécurité nationale » à l'encontre du « conseil de coordination » formé par l'opposition et destiné à promouvoir une transition du pouvoir, Anissa El Jabri.

L'opposition essaie de ne pas faire de faute et de ne pas donner prise aux accusations, sans effet. Ce matin par exemple l'ex-candidate à la présidentielle l'avait affirmé : le comité de coordination ne voyait pas d'obstacle au fait qu'Alexandre Loukachenko se présente à une nouvelle élection présidentielle. Peine perdue : quelques heures après le procureur général jugeait ce comité, je cite, « destiné à porter atteinte au pouvoir ». C’est punissable par le code pénal d'une peine allant jusqu’à cinq ans de prison. Les intimidations et les menaces ont donc encore monté d’un cran. Plusieurs observateurs rapportent des destructions de véhicules d’activistes de l'opposition et puis vous savez que les protestations dans les usines, jusqu'ici le socle du soutien du chef de l’état sont une préoccupation majeure du pouvoir. Les grévistes sont menacés de licenciement depuis plusieurs jours et, aujourd’hui, un meneur du mouvement dans une usine très importante a été porté disparu. Il avait déjà fait l’objet de menaces. Le directeur d'un musée qui avait refusé de signer le procès-verbal truqué de son bureau de vote a lui été retrouvé pendu en pleine nature. 

SB : Anissa El Jabri.
À noter qu'Emmanuel Macron et Angela Merkel ont évoqué la situation en Biélorussie à l'occasion de la visite de la chancelière allemande dans le sud de la France. 

AD : Paris et Berlin proposent une médiation de l'Union européenne pour parvenir à une sortie de crise.

Autre crise abordée, celle du Mali. Les deux dirigeants ont répété leur opposition au coup d'État mené il y a deux jours par des militaires. Mais Emmanuel Macron estime que la France et l'Europe n'ont pas à se substituer à la souveraineté malienne. 

SB : Le président français et la chancelière allemande ont aussi exprimé leur inquiétude à propos de l'état de santé d'Alexeï Navalny.

AD : L'opposant russe est actuellement plongé dans le coma après avoir été hospitalisé ce matin. Ses proches dénoncent un empoisonnement. Le Kremlin a nié toute implication. Un avion médicalisé devait décoller ce soir de Berlin à la demande d'une ONG pour tenter de récupérer Alexeï Navalny et l'hospitaliser en Allemagne. 

SB : La justice britannique a condamné à la prison à vie le frère de l'auteur de l'attentat de Manchester, qui avait fait 22 morts lors d'un concert il y a trois ans. 

AD : Hashem Abedi a été reconnu coupable d'avoir aidé son frère à préparer l'attaque. Il avait été arrêté en Libye où il était parti un mois avant l'attentat. 

SB : Toujours en Grande-Bretagne, Aurélien, le rétropédalage du gouvernement à propos du baccalauréat.

AD : Cela s'appelle les A Levels outre-Manche et cette année, en raison de la pandémie, les examens finaux n'ont pas pu se tenir. Le ministère de l'Éducation avait donc concocté, mis en place, un algorithme pour simuler les résultats des lycéens. Mais cela a mal tourné, professeurs et élèves ont dénoncé des résultats faussés. Le reportage de Maxence Peigné à Londres.

« Je suis terriblement désolé », ce sont les mots du ministre de l’Éducation britannique, Gavin Williamson, aux bacheliers de cette année. Coronavirus oblige les examens n’ont pas pu se tenir, le gouvernement avait donc eu recourt à un algorithme pour calculer les notes des lycéens. Mais pour 40% d’entre elles, elles étaient plus basses que les prédictions des professeurs. Après un week-end de manifestation, le ministre est revenu sur sa décision, trop tard pour Rhianna Perwett qui devait intégrer une prestigieuse université. Pour les professeurs le recourt initial a un algorithme était incompressible. Kim Wells est proviseur adjoint et enseigne le français dans un lycée de Londres. Le gouvernement va donc finalement baser les notes du bac sur les estimations des enseignants, mais certains étudiants devront quand même repousser leur entrée à la fac d’un an, si leur nouveau choix est déjà complet.

SB : En France, les vendanges ont démarré dans plusieurs régions viticoles.

AD : Des vendanges en août, c'était encore l'exception il y a 30 ans, mais depuis 2003, les épisodes caniculaires deviennent monnaie courante, réguliers, et le raisin mûrit plus vite. Mais il parait que le vin est aussi bon.

Et puis bonne nouvelle pour les amateurs de pétanque : le mondial de pétanque se tiendra bien en France du 30 août au 2 septembre. Ce sera à Marseille bien sûr. Mais les joueurs devront respecter de nombreuses mesures : port du masque, gestes barrières ainsi que gel hydro alcoolique.  

C'est ainsi que se termine ce Journal en français facile. Merci Sylvie Berruet de m'avoir accompagné. Excellente soirée à l'écoute de RFI.

Article publié le 20/08/2020

RFI - Radio France Internationale