Cliquez sur le logo pour apprendre le français

[Télécharger le journal]

Infos en français facile : Édition du 31/12/2020 20h00

Transcription

Anne Verdaguer : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Vincent Dublange, bonsoir Vincent.
 
Vincent Dublange : Bonsoir Anne, bonsoir à tous.
 
AV : À la Une, 47 ans d'un mariage tumultueux et ce soir à minuit, le divorce sera effectif. Le Royaume-Uni sortira du marché unique et de l'union douanière européens, marquant l'aboutissement de 4 ans et demi de pourparlers.
 
VD : Les vœux du président français Emmanuel Macron qui dit qu'il ne laissera pas s'installer une lenteur injustifiée concernant la campagne de vaccination contre le Covid-19.
 
AV : Après un divorce, un mariage celui du joaillier américain Tiffany et du géant du luxe français LVMH.
 
------
 

VD : Le Royaume-Uni coupe définitivement les ponts avec l’Union européenne ce soir à minuit.
 
AV : Après quatre ans et demi d’une saga du Brexit compliquée, cet épilogue ouvre un nouveau chapitre de l’histoire du pays qui doit aussi gérer le retour très fort de la crise sanitaire en cette fin d'année. Les trois quarts de l'Angleterre sont reconfinés à partir d'aujourd'hui. Lors des traditionnels vœux du nouvel an, le Premier ministre britannique Boris Johnson a préféré parler de ce que le Brexit apportera au pays dans ce contexte particulier. 
 
[Transcription manquante]
 
AV : Le Premier ministre britannique Boris Johnson.
 
VD : En France les vœux du président français Emmanuel Macron.
 
AV : Le chef de l'État sous le coup des critiques pour un campagne de vaccination qui est jugée trop lente par certains. Il a dit qu'il ne laisserai pas s'installer une lenteur injustifiée. Il a promis aussi « d'inventer une économie plus forte » pour 2021. S'agissant du Brexit, il a affirmé que le Royaume-Uni restera l'ami et l'allié de la France.
 
VD : La France qui a finalement décidé d'accélérer sa campagne de vaccination.
 
AV : Oui le Président Macron en a parlé, on le disait à l'instant, devant les critiques de l'opposition, notamment à droite, et de certains médecins, le gouvernement a décidé de rendre disponible les vaccins dès lundi pour les soignants de plus de 50 ans. Dans quelques semaines, le vaccin aura été proposé à l'ensemble des personnes âgés a dit le ministre de la santé. Des centres de vaccination ouvriront en ville, pour commencer à vacciner les personnes de plus de 75 ans, puis les plus de 65 ans. La France qui a enregistré aujourd'hui près de 20 000 nouvelles contaminations au coronavirus dont un premier cas détecté du variant sud-africain de la maladie, surement plus transmissible comme le variant découvert en Grande Bretagne, détecté il y a quelques jours en France.
  
VD : La France qui comme de nombreux pays au monde va vivre un réveillon pas comme les autres cette année.
 
AV : 100 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour faire respecter le couvre-feu qui reste en place de 20 heures à 6 heures du matin. Dans plusieurs départements du nord et de l'ouest du pays, la vente et la consommation d'alcool sur la voie publique ont également été prohibées parfois dès la mi-journée.
 
VD : Au Japon, un record de contaminations au coronavirus et d'abondantes chutes de neige paralysent l'archipel et perturbent les festivités du Nouvel-An. 
 
AV : Le Premier ministre a averti que l'état d'urgence pourrait s'avérer nécessaire dans la capitale japonaise face à une hausse des infections plus fortes que celles du printemps et de l'été dernier. À Tokyo, la correspondance de Fréderic Charles.

Les Japonais paraissent s'inquiéter autant des chutes de neige (il en est déjà tombe plus d'un mètre dans certaines régions) que d'une recrudescence alarmante des cas de Covid-19. À Tokyo, la gouverneure Yuriko Koike dit craindre une « explosion » des nouvelles contaminations. Pour la première fois, aujourd'hui, le seuil des 1 000 infections est dépassé dans la capitale. La gouverneure prie les Tokyoïtes de ne pas visiter leurs temples bouddhiques et leurs sanctuaires shintoïstes au moment d'entrer dans la nouvelle année. Le Nouvel-An est une fête empreinte de religiosité. Habituellement, les trois quarts des Japonais, il sont 126 millions, s'y rendent pour invoquer leurs divinités. Cette troisième vague de contaminations est plus forte que les précédentes. Les hôpitaux sont à la limite de leurs capacités. Certaines villes font appel au personnel médical de l'armée. Comme son prédécesseur, le Premier ministre Yoshihide Suga est accusé de privilégier l'économie au risque de compromettre la sante de la population. Et les vaccinations ne commenceront pas avant le début mars. Pourtant le Japon maitrise mieux la pandémie que d'autres pays avec moins de 3 500 décès depuis janvier dernier.
 
VD : En Inde, l’État de l’Assam dirigé par le parti hindou BJP, a décidé de fermer toutes ses écoles islamiques d’ici avril prochain.
 
AV : Au motif qu’elles seraient inutiles et non laïques. Pour l’opposition, ce sont les minorités musulmanes dans le pays qui sont visées. Les précisions de Côme Bastin à New Delhi.
 
L’Assam compte 30 millions d’habitants dont au moins 34 % sont musulmans. Il sera pourtant bientôt impossible à ces fidèles d’étudier dans les 700 madrassas publiques qui s’y trouvent. Dirigé par le parti nationaliste hindou BJP, cet État va transformer ses écoles islamiques en école non-confessionnelles d’ici au 1er avril. Il a ensuite prévu de s’attaquer aux madrassas privées, qui devront prouver qu’elles ne dispensent pas un enseignement trop religieux. « Les madrasas ne préparent pas aux préoccupations terrestres. Nous avons plus besoin de médecins et de policiers issus de la communauté musulmane que d'imams », a justifié Biswa Sarma, ministre de l’Éducation de l’Assam. Il a aussi mis en avant le caractère non laïque de ces écoles publiques. Le principal parti d’opposition AIUDF de l’Assam a lui dénoncé une décision politicienne, arguant que l’État finançait aussi des universités dispensant des enseignements hindous. Cette loi fait suite à celle d'autres États Indiens dirigés par le BJP contre le Love Jihad, de supposées conversions forcées des femmes hindoues à l’Islam. Pour l’opposition, il s’agit d’entretenir un climat d’islamophobie.
 
VD : À Hong Kong, le magnat pro-démocratie Jimmy Lai a été renvoyé en prison aujourd'hui. 
 
AV : Il  est l'une des personnalités hongkongaises les plus connues à être visée par la loi chinoise sur la sécurité nationale. À 73 ans, le patron du tabloïd Apple Daily est accusé de « collusion avec des puissances étrangères » pour avoir appelé des gouvernements étrangers à sanctionner Hong Kong et la Chine en réponse à la politique menée par Pékin dans le territoire semi-autonome. Jimmy Lai est également poursuivi pour fraude et pour avoir pris part à des rassemblements illégaux lors du mouvement de contestation de 2019.
  
VD : En ce dernier jour de l'année, un mariage de 15,8 milliards de dollars.
 
AV : Après le rachat de la célèbre marque de joaillerie américaine Tiffany par le géant du luxe français LVMH.  Les fiançailles ont été houleuses. Mais la date de la fusion a été annoncée aujourd'hui : ce sera pour le 7 janvier prochain. Les actionnaires du joaillier américain ont approuvé la dernière offre du groupe français à 99% des voix hier soir. Dernière étape avant la finalisation de l'opération et après des mois de négociations, de séduction et de désamour. Pauline Gleize.
 
LVMH a déclaré sa flamme il y a plus d'un an. Plusieurs semaines après avoir officialisé son intérêt, un contrat prénuptial est finalement conclu. Le groupe du milliardaire français, Bernard Arnault, est prêt à payer quelques 135 dollars par action, soit plus de 16 milliards de dollars. Mais ça, c'était dans le monde d'avant, d'avant le coronavirus, quand les touristes voyageaient, quand les mariages pouvaient être célébrés en grande pompe. Or, Tiffany présente une large gamme d'alliance et de bagues de fiançailles. Dès le mois de mars, LVMH aurait tenté de faire baisser le prix d'achat. Le coup d'éclat survient en septembre, le groupe français annonce vouloir rompre l'accord. En cause, une lettre provenant du gouvernement français qui aurait demandé à LVMH de différer le rachat en raison des menaces de taxes américaines sur les produits français. Une lettre dont la genèse reste floue. Tiffany riposte en justice. LVMH reproche alors publiquement au joailler une « mauvaise gestion » pendant la crise et le versement de dividendes « substantiels ». Fin octobre les deux parties s'entendent finalement sur une nouvelle offre : à 131,5 dollars par action. La longue année de fiançailles vient donc de se conclure avec le consentement des actionnaires de Tiffany.

Article publié le 31/12/2020

RFI - Radio France Internationale