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Infos en français facile : Édition du 26/01/2021 20h00

Transcription

Il est 21 h à Paris, 20 h en temps universel. 
 
Anne Verdaguer : L'heure de votre Journal en français facile avec pour m'accompagne ce soir Sylvie Berruet, bonsoir.
 
Sylvie Berruet : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous.
 
AV : Au sommaire : le procès en destitution de Donald Trump, les sénateurs doivent prêter serment aujourd'hui pour devenir jurés dans cette procédure historique puisque c'est la première fois qu'un président américain tombe sous le coup de deux procédures de destitution.
 
SB : Le Covid-19 fait plus de 100 000 morts au Royaume-Uni, de son côté la présidente de la commission européenne presse les laboratoires à honorer leurs livraisons de vaccins.
 
AV : En Italie la démission attendue du Premier ministre Giuseppe Conte plonge le pays dans l'incertitude.

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SB : Aux États-Unis, les sénateurs prêtent serment aujourd'hui pour être les jurés du procès de Donald Trump.
 
AV : Un procès en destitution qui  se tiendra à partir du 9 février. Dix représentants républicains ont voté en faveur de la mise en accusation de l’ex-président. Mais pour obtenir sa condamnation, il faudrait que dix-sept sénateurs républicains votent aux côtés des démocrates. Et c'est loin d'être acquis. À Washington, Anne Corpet.
 
Selon un décompte du New-York times, 27 élus républicains ont déjà déclaré qu’ils acquitteront l’ex président. Les autres sont indécis et attendent de voir comment vont se dérouler les audiences. Les sénateurs y seront les jurés mais aussi les témoins. Ils ont été aux premières loges lors de l’assaut du capitole. Ceux qui refusent de condamner Donald Trump contestent plus le bien-fondé de la procédure que sa responsabilité dans les émeutes. Ils estiment aussi que le procès va nuire au parti républicain, creuser ses divisions internes. Ces élus songent notamment à leur propre avenir politique. Le poids de l’ancien président pèse lourd au sein de l’électorat et un tiers des élus du sénat remettront leur siège en jeu en 2022. Le chef de la minorité républicaine au sénat lui a clairement désigné Donald Trump comme le responsable du saccage du congrès. Mais prudent, Mitch McConnell a dit vouloir attendre le procès avant de décider s’il allait effectivement voter en faveur de sa condamnation. Le choix du sénateur du Kentucky aura certainement une influence sur les indécis.

SB :  Le Royaume-Uni est devenu mardi le premier pays en Europe à dépasser les 100 000 morts des suites du coronavirus.

AV : Et le Premier ministre britannique Boris Johnson a dit assumer sa pleine responsabilité, et il s'est dit désolé pour chaque vie perdue. Le pays, actuellement reconfiné, en est à sa troisième vague de la pandémie, beaucoup plus virulente en raison du variant découvert sur place et qui inquiètent d'autres pays.
 
En France, il représente selon une enquête scientifique, 9,4% des cas dépistés dans la région Ile-de-France où se situe Paris. La France où le gouvernement semble vouloir attendre avant d'annoncer un troisième reconfinement. Samedi cela fera deux semaines que le couvre-feu à 18h a été instauré sur tout le territoire.
 
Enfin au Pays Bas, le gouvernement néerlandais a affirmé qu'il ne ferait pas marche arrière sur le couvre-feu imposé depuis samedi dernier alors que des violences secouent le pays. Hier soir, pour la troisième nuit consécutive, les opposants au couvre-feu ont organisé des manifestations qui ont dégénéré en affrontements à Amsterdam, Rotterdam ou encore La Haye.
 
SB : Le coup de poing sur la table de la présidente de la Commission européenne face aux retards dans les livraisons de vaccins anti-Covid.
 
AV : L'Union européenne, appuyée par la France et l'Allemagne, a maintenu la pression sur les laboratoires pharmaceutiques, en particulier AstraZeneca, pour qu'ils honorent leurs promesses de livraisons de vaccins anti-Covid. L'Europe se dit même prête à contrôler strictement leurs exportations. Écoutez la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen. Elle s'exprimait lors de la 51 édition du forum de Davos, organisé, pandémie oblige, en virtuel cette année.

L'Europe a investi des milliards pour aider à développer les premiers vaccins contre le Covid-19 au monde. Pour créer un bien commun véritablement mondial. Et maintenant, les entreprises doivent livrer les doses. Elles doivent honorer leurs obligations. C'est la raison pour laquelle nous allons mettre en place un mécanisme de transparence des exportations de vaccins. L'Europe est déterminée à contribuer à développer ce bien commun global. Mais il s'agit aussi de business. Et c'est pour ça que dès le début de la pandémie, l'Union européenne avec des organisations comme le forum économique mondial, la fondation Bill Gates ou Global Citizen, ont mis en place une initiative pour mobiliser des fonds pour apporter une réponse globale à la crise du coronavirus. Avec l'alliance covax, l'Union européenne aux côtés de 186 pays va sécuriser des millions de doses de vaccins pour les pays à bas revenus.  Et c'est uniquement en travaillant ensemble, au-delà des frontières et tous secteurs confondus, que nous pourrons à ce défi global. « Aucune entreprise privée ni autorité publique ne peut arriver seule ».
 
AV : Des propos recueillis par Mounia Daoudi
 
SB : En Colombie aussi, la pandémie de Covid-19 fait de nombreuses victimes. Le ministre de la Défense, Carlos Holmes Trujillo est décédé aujourd'hui de complications dues au coronavirus, à l'âge de 69 ans.
 
AV : Il avait été hospitalisé le 12 janvier dernier et transféré dans une unité de soins intensifs de l'hôpital militaire de Bogota. Il avait été ministre des Affaires étrangères du précédent mandat du président Ivan Duque, et ancien candidat présidentiel en 2018, il devait selon la presse se présenter pour les prochaines élections en 2022. Le président Colombien Ivan Duque lui a rendu hommage dans un message télévisé.
 
La mort de Carlos Holmes Trujillo me remplit de peine. Ce triste décès nous invite à réfléchir sur les moments que nous vivons. Cette pandémie a causé la mort de plus de 2 millions de personnes dans le monde entier, dont plus de 50 000 de nos compatriotes. Les dégâts ne sont pas finis, et la menace est toujours là, partout dans le monde. Le monde fait face à cette situation avec le pouvoir de la science, avec la discipline des citoyens, mais nous devons comprendre que faire face à ce destin très dur demande le meilleur de nous-mêmes. Que le décès de ce grand Colombien nous permette d’honorer tous ceux qui sont morts dans cette tragédie mondiale. J’accompagne sa famille et tous ses proches, nous prierons pour eux, la Colombie perd un de ses meilleurs hommes.
 
AV : Le président Colombien Ivan Duque.
 
SB : Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte a remis sa démission aujourd'hui.
 
AV : Il a remis son mandat entre les mains du président de la République, Sergio Mattarella. Celui-ci l’a chargé de gérer les affaires courantes, selon les règles de la Constitution. Plusieurs scénarios sont à présent envisagés pour sortir de l’impasse politique. À Rome Anne Le Nir.
 
La balle est dans le camp du chef de l’État, Sergio Mattarella, l’homme clef pour résoudre cette énième crise gouvernementale. Il entamera ses consultations avec les représentants des partis politiques dès demain, pour sonder leur avis. Pour ou contre un nouveau mandat confié à Giuseppe Conte. Les principales forces du gouvernement sortant, le Mouvement 5 étoiles et le Parti Démocrate, ainsi qu’un petit parti de gauche radicale, sont favorables à cette solution. Mais en termes de chiffres, il faut d’autres soutiens pour garantir une majorité solide. Les centristes sont divisés entre un troisième gouvernement Conte ou un exécutif dirigé par une autre figure. Les partis d’extrême droite, la Ligue de Matteo Salvini et Frères d’Italie de Giorgia Meloni souhaitent un retour aux urnes. Reste deux grands points d’interrogation : comment vont se positionner Forza Italia de Silvio Berlusconi, et surtout, Italia Viva de Matteo Renzi, qui, après avoir provoqué la crise, serait peut-être prêt à jouer les pompiers de service !
 
SB : Des centaines de personnes ont manifesté contre la classe politique et la répression policière aujourd'hui en Tunisie.
 
AV : À l'appel d'une trentaine d'associations, les manifestants, se sont rassemblés près du parlement à Tunis où les députés débattaient d'un large remaniement du gouvernement. Un important dispositif policier avait été déployé. Cette session parlementaire intervient au lendemain de troubles entre des protestataires et la police à Sbeïtla, dans le centre du pays, après le décès d'un jeune blessé la semaine dernière par une cartouche de gaz lacrymogène lors d'une manifestation. De nouveaux heurts entre policiers et manifestants ont éclaté aujourd'hui dans la localité.

Article publié le 26/01/2021

RFI - Radio France Internationale